Une enseignante de français a été agressée physiquement dimanche 16 février à l'université de Tizi Ouzou, en Kabylie. L'auteur de cette agression, qui n'est autre qu'un étudiant, a été surpris en train de tricher à un examen, selon sa victime du jour, Tanina Halouane, qui dit avoir reçu un coup de poing.

« Beaucoup d'entre vous le savent, j'ai été, aujourd'hui, victime d'agression physique en plein travail, j'ai reçu un coup de poing de la part d'un étudiant que j'ai surpris en train de tricher, après avoir été, aussi, agressée par sa camarade quelques secondes auparavant », raconte la victime dans une publication sur son compte Facebook.

Comme elle le dit dans son texte, quelques instants auparavant, l'enseignante a subi une autre agression de la part d'une étudiante. Visiblement pour les mêmes motifs. Deux étudiants qui donnent l'impression que la tricherie est devenue un droit à l'université de Tizi Ouzou.

Dans le même texte, Tanina Halouane annonce une action de protestation pour dénoncer cette double agression. « Nous, enseignants du département de français de Tizi Ouzou, mènerons, à cet effet, une action pour dénoncer la gravité de la situation, demain matin. J'invite toute la communauté universitaire à se joindre à nous, nous sommes tous concernés », a-t-elle indiqué.

L'université de Tizi Ouzou, en Kabylie, est devenue un lieu où la violence est banalisée. Notamment celle impliquant les étudiants dont le statut a été bafoué à plusieurs reprises. La scène de violence impliquant des étudiants de la même université au début de l'été dernier est encore dans les esprits. Des "étudiants" armés de toute sorte d'objets, notamment des sabres, ont usé de violence pour empêcher une conférence, organisée par d'autres étudiants en appui au mouvement populaire.