L'ancien entraîneur de l'équipe nationale de football Rabah Madjer estime que le joueur local estmarginalisé en Algérie, contrairement à la Tunisie et à l'Egypte. C'est qui explique, selon lui, pourquoi les clubs de ces deux nations vont loin en Ligue des champions d'Afrique et en Coupe de la CAF. 

Dans un entretien accordé au site Spoutnik et publié mercredi 22 avril, le légendaire Rabah Madjer est revenu sur plusieurs points, essentiellement, en relation avec le football national et africain. Connu pour être un fervent défenseur du produit du cru, Madjer a encore affirmé que les joueurs évoluant dans le championnat local ne bénéficient pas de suffisamment de considération en Algérie.

Cette situation, explique-t-il, influe psychologiquement sur le joueur. "L'objectif de tout joueur, c'est de porter le maillot de son équipe nationale un jour. Et lorsqu'on voit qu'on ne compte que sur des éléments évoluant à l'étranger, cela ne peut qu'affecter moralement le joueur de cru", estime Rabah Madjer.

Questionné sur la version Belmadi de la sélection nationale, l'ancien capitaine des Verts s'est dit ravi de ses performances, notamment lors de la dernière CAN. "Nous avons vu beaucoup de problèmes récemment dans l'équipe nationale algérienne. Dieu merci, l'équipe a ensuite remporté le championnat d'Afrique en Egypte, et c'est une chose très merveilleuse. Nous espérons que l'équipe restera à ce niveau pour réaliser une bonne CAN en 2021 et aller le plus loin possible en coupe du monde 2022", a t-il dit.

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Évoquant, par ailleurs, l'équipe nationale des années 1980, dont il faisait partie, l'homme à la talonnade a affirmé qu'avec ses coéquipiers de l'époque, ils formaient une famille. C'est ce qui a fait la force de cette équipe composée en grande partie, a-t-il souligné, de joueurs locaux.  "Avec Beloumi, Assad, Bensaoula, Fergani et d'autres joueurs, nous avons fait toutes les catégories ensemble jusqu'à ce que nous arrivions à l'équipe première. Nous avons formé une grande équipe, celle des années 80, qui a fait bonne figue lors de la Coupe du Monde de 1982. Nous étions plus que des amis, nous étions une famille. Je suis très fier d'être parmi ces joueurs", a affirmé encore Rabah Madjer.