Le président de l'association Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), Abdelouahab Fersaoui, s'est exprimé ce lundi 18 mai à Alger quelques minutes à peine après sa sortie de prison. Il a estimé que sa liberté n'était pas totale tant que d'autres détenus politiques et d'opinion croupissent encore dans les prisons algériennes.

« Je suis un militant, donc ma liberté ne sera pas totale tant que les autres détenus se trouvent encore en prison », a affirmé Abdelouahab Fersaoui à sa sortie de la prison d'El Harrach, où il a passé plus de six mois. Pour lui, il ne doit pas y avoir de démobilisation, parce qu'il y a « encore de nombreux détenus qui croupissent en prison, et que nous ne devons pas oublier ».

Accueillis par de nombreux militants et proches, dont son épouse et son fils, le président de RAJ n'a pas manqué de rappeler que « rien ne doit nous détourner du but principal fixé par le Hirak : le changement radical du système et l'instauration d'un Etat de droit en Algérie ».

Fersaoui promet le retour du Hirak après le coronavirus

En outre, le désormais ex-détenu promet un retour en force de la Révolution du peuple algérien à l'issue de la crise sanitaire à laquelle fait face la planète entière. « La lutte est uniquement suspendue. Nous donnons rendez-vous à tous les Algériens après la fin de cette crise du coronavirus. C'est une crise que nous dépasserons », a ajouté, avec une certaine détermination, Abdelouahab Fersaoui.

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Pour rappel, le président de RAJ a été arrêté le 10 octobre 2019. Le tribunal de Sidi M'hamed l'a condamné, le 6 avril 2020, à une année de prison ferme. Programmé pour le dimanche 17 mai, son procès en appel à la Cour d'Alger a abouti à sa condamnation à six mois de prison. Il a donc purgé sa peine et a retrouvé sa liberté ce lundi 18 mai. Sa libération intervient le même jour que celle d'un autre détenu du Hirak, Ibrahim Daouadji, condamné, lui, à six mois de prison avec sursis.

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