Il est l'un des joueurs les plus prolifiques de l'équipe nationale algérienne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est aussi l'un des éléments les plus critiqués dans son pays, même en étant au summum de sa forme. Lui, c'est Slimane Slimani, le meilleur buteur des Verts encore en activité (30 réalisations). Dans un long entretien accordé, mercredi 20 mai, au site Le Score, l'attaquant de Monaco dit qu'il n'a jamais été agacé outre mesure par les critiques. 

L'ancien joueur du CRB affirme, en effet, qu'il se soucie peu des critiques qui le ciblent. "Franchement, c’est le dernier de mes soucis. Moi, je sais ce que je vaux. Les coachs que j’ai eus en Europe comme les Ranieri, Benitez, Jesus, Jardim, Cocu, Marco Silva, qui sont tous des grands entraîneurs, savent très bien qui est Slimani et ce dont il est capable. Comme je l’ai toujours dit, je ressens une grande fierté d’avoir accompli toutes ces choses durant ma carrière alors que j’ai débuté dans de petites divisions. En 2009, je jouais encore à Cheraga. Je n’ai pas eu la chance de débuter dans un grand club de première division, mais, grâce à Dieu, j’ai tout de même réussi à percer et à devenir le joueur que je suis", a-t-il déclaré.

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Slimani avoue que même à l’époque de la Coupe du monde 2014, "on me critiquait déjà ! Mes détracteurs pensent qu’en me critiquant, ils parviendront à m’atteindre. Mais ils ne savent pas qu’au contraire, leurs critiques me font toujours du bien. Cela m’a même permis de grandir et de forger mon esprit".

Et d'ajouter : "(...) Dieu merci, j’ai accompli des choses énormes durant ma carrière et dont je ne peux qu’être fier. J’ai gagné la CAN en la jouant plusieurs fois. J’ai aidé à qualifier l’EN au deuxième tour d’un Mondial. J’ai disputé la Ligue des champions, l’Europa League et j’ai joué dans les plus grands championnats du monde. Je ne pouvais rêver d’une meilleure carrière. Je suis en train de la vivre d’ailleurs comme un conte de fée. Parfois, je ne réalise pas tout cela. Je me dis à moi-même : ce n’est pas vrai, j’ai vécu tout cela ?".

"Si je dois finir ma carrière en Algérie, ce sera au CRB"

Questionné sur un probable retour en Algérie pour y finir sa carrière, le joueur confie que si cela devait arriver un jour, ce serait au CRB. "Honnêtement, ce n’est pas du tout dans mes projets, même s’il ne faut jamais dire jamais.

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En tout cas, si cela arrive un jour, ce sera au CRB, parce que c’est un club que j’aime beaucoup et qui m’a permis de m’épanouir. D’ailleurs, cela m’arrive encore de regarder les matchs du Chabab quand j’ai l’occasion. Je suis toujours heureux quand mon ancien club gagne, surtout lors des deux dernières finales de la Coupe d’Algérie qu’il a jouées (NDLR : 2017 et 2019). J’espère que le CRB remportera cette année le championnat.

"J'aimerais bien rester à Monaco, mais..."

Évoquant son avenir, Slimani a avoué qu'il aimerait bien continuer l'aventure avec Monaco (France). "Après c’est une question de Mektoub. Dieu merci, je pense avoir réussi un bon parcours avec l’ASM. On verra par la suite ce qui va se passer". Annoncé sur le départ de l'ASM, Slimani fait savoir : "Le club ne m’a rien communiqué pour le moment et je trouve cela logique dans le contexte actuel. Personne ne peut prendre des décisions immédiates. En tout cas, mon contrat court encore jusqu’au 30 juin".

A propos de son aventure " ratée" en Turquie avec le Fenerbahçe, l'attaquant algérien préfère n'en garder que le bon. "La parenthèse Fenerbahçe est loin d’avoir été une expérience ratée comme le pensent beaucoup. Bien au contraire, ce fut une expérience enrichissante. J’ai vu des choses en Turquie, notamment extra sportives que je n’ai jamais vues auparavant. C’est un autre monde", estime-t-il.

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