La représentativité de l'équipe algérienne de football fait débat depuis quelques années. L'arrivée en masse de joueurs « émigrés » au sein de cette équipe peine à convaincre tout le monde. La dernière CAN gagnée en terre égyptienne n'a pas calmé les ardeurs. Des voix s'élèvent aujourd'hui encore pour dire que ce sacre n'a pas grand-chose d'algérien.

La dernière sortie en date dans ce sens est celle de l'ex-international algérien Abdelhamid Merakchi. Dans une vidéo partagée sur son compte Facebook, vendredi 29 mai, l'enfant de Aïn Témouchent n'est pas allé par le dos de la cuillère pour dire ce qu'il pensait de cette CAN.

Il a considéré que la sacre de la Coupe d’Afrique, qui a pourtant fait sortir des milliers d'Algériens l'été dernier dans la rue, est plutôt l'oeuvre des « enfants de la France ». Pas besoin d'être un observateur assidu du sport roi pour comprendre qu'il faisait référence aux Mahrez, Bennacer, Mandi, Feghouli et d'autres qui composent cette équipe.

« Ce ne sont pas nous qui avons remporté cette Coupe d’Afrique. Ce sont plutôt les enfants de la France (sic). Je n’ai rien contre eux, mais c’est la France qui a gagné cette CAN puisque 99% des joueurs de cette équipe sont nés en France. On aimerait bien voir un jour l’Algérie gagner une CAN avec des joueurs issus majoritairement d’ici, par exemple de Mascara, de Annaba, de Constantine, de Aïn Témouchent, d’Oran, de Tlemcen, et d’Alger », lâche l'ancien joueur de l’ES Mostaganem et du MC Oran.

Ces déclarations, qui n'ont pas été du goût de nombreux Algériens, ont déclenché une vague de réactions sur les réseaux sociaux. Les internautes n'ont pas manqué de faire remarquer à l'ex-international que les joueurs qu'il avait évoqués étaient des Algériens à part entière. Des joueurs qui ont eu le mérité de remporter une CAN après plusieurs années de disette.

Hamid Merakchi, qui s'est éclipsé de la scène footballistique depuis quelques temps, a porté le maillot vert à cinq occasions. C'était durant les années 1990/2000. Il n'est pas le seul à développer le même discours. D'autres anciens joueurs affichent aussi leur obsession pour le "produit" local.