Venus de différentes communes, des commerçants de Bejaïa, en Kabylie, ont observé ce dimanche 31 mai un rassemblement de protestation devant le siège de la wilaya. Les manifestants revendiquaient l’autorisation de reprendre leurs activités. La veille, leurs homologues de Sétif avaient entrepris une même action pour les mêmes motivations.
Le coronavirus, qui a causé des milliers de morts dans le monde, a fait beaucoup de victimes collatérales. En Algérie, beaucoup de travailleurs ont été contraints au chômage forcé suite au confinement sanitaire. Les commerçants en font partie. Ces derniers vivent mal cette situation et ils l’ont fait savoir à maintes reprises.
Le prolongement du confinement sanitaire pour une quinzaine de jours supplémentaires a fait sortir ces commerçants dans la rue. Samedi, des dizaines, voire des centaines ont initié un sit-in devant le siège de la wilaya de Sétif, pour crier leur “ras-le-bol d’une situation qui perdure”. Ils demandent avec insistance l’autorisation de rouvrir leurs magasins qui constituent “leur seul gagne-pain”.

Réouverture dès lundi 1er juin ?

Ce dimanche, les commerçants de Bejaïa, en Kabylie, ont tenu, à leur tour, un rassemblement pour réclamer la reprise de leurs activités. Ils étaient des centaines à répondre à l’appel à ce action de protestation.
Selon des échos, ces commerçants ne comptent pas s’arrêter là. Ils menacent de procéder de leur propre chef, dès lundi 1er juin, à la réouverture de leurs locaux si le gouvernement n’accède pas à leur demande. Ils mettent, cependant, en garde contre toute forme de représailles pouvant toucher les commerçants.
A Bejaïa toujours, un appel est lancé pour une grande mobilisation, afin de faire face à toute éventuelle “tentative de harcèlement” contre cette catégorie de travailleurs. Cette désobéissance annoncée risque de faire tache d’huile à travers les autres villes d’Algérie.