L'Algérie est pratiquement l'un des rares pays où le sort du championnat de football n'est pas encore scellé. Entre reprise et arrêt définitif, plusieurs nations ont tranché. En Algérie, la fuite en avant continue. Les différents responsables se jettent la balle quant à la décision à prendre au moment où le Real, Liverpool, le Bayern et autres ont été sacrés champions dans leurs pays respectifs. La France, pour sa part, a opté pour la suspension de la compétition depuis belle lurette. 

Suspendu depuis le mois de mars à cause de la propagation du coronavirus, le championnat national de football est toujours dans l’expectative. Les responsables concernés ne se sont pas encore prononcés sur son sort. Pourtant, les concertations et les débats sur la question ont été lancés depuis plusieurs semaines. Mais, a priori, aucun consensus n'a été trouvé.

Les clubs sont partagés entre la reprise et l'arrêt définitif. Cette dernière catégorie étant majoritaire, la logique voudrait que les hautes instances du sport roi interviennent en arbitre et prennent une décision ferme.

Les réunions se sont multipliées entre les membres de la Fédération algérienne de football (FAF) et ceux de la Ligue de football professionnel. Les réunions ont été parfois élargies au ministère de la Jeunesse et des Sport. Toutefois, ces rencontres se sont toutes terminées en queue de poisson, puisque la principale décision a été chaque fois renvoyée.

Les clubs partagés, la FAF dans l’embarras

La dernière réunion en date de la FAF remonte à mercredi 15 juillet. Ce jour-là, le bureau fédéral a décidé de s'en remettre à l'assemblée générale qu'il  voulait convoquer pour une session extraordinaire. « La décision à prendre engage le football national et nécessite la consultation de tous les acteurs dans un cadre réglementaire, démocratique, responsable et serein, loin de toutes les influences ou intérêts étroits », avait soutenu la FAF.

Répliquant, le ministère de la Jeunesse et des Sports a réservé, ce samedi 18 juillet, une fin de non-recevoir à cette demande. « La Fédération algérienne de football a demandé une autorisation pour tenir une assemblée générale ordinaire en session extraordinaire. Il s’agit d’une démarche antiréglementaire et une manœuvre », peut-on lire dans un communiqué du MJS.

Qui pour prendre la décision ?

Ces déclarations en disent long sur le bras de fer qui couve entre la FAF et le MJS. Pour rappel, ce dernier s'est déclaré, le 9 juillet, contre une éventuelle reprise du championnat. Une option qui ne semble pas partagée par la FAF qui ferait face à une terrible pression de certains clubs, notamment ceux qui sont concernés par le titre du champion et la relégation.

Satisfaire tout le monde dans cette équation est quasiment impossible pour la FAF qui joue la carte de l'apaisement, pour éviter les foudres d'éventuels mécontents. Le MJS voudrait, de son côté, pousser l'instance de Kheïreddine Zetchi dans ses derniers retranchements, pour trancher cette question qui préoccupe les dirigeants et la communauté du football.

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