Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, a demandé un réexamen de la demande de nationalité française d'un ressortissant algérien. Ce dernier s'est vu refuser la naturalisation car il avait trop travaillé en 2018.

Alors que Mohamed, ressortissant algérien qui s'est vu refuser sa demande de naturalisation française car il a trop travaillé, a déposé un recours devant la justice lundi 14 décembre, c’est la ministre française qui est intervenue à son sujet. Au "titre du droit à l'erreur", la ministre déléguée à la citoyenneté a demandé aux administrations de réexaminer la demande pour "donner une suite favorable à ce dossier dans le respect de la loi".

En fait, le père de famille de 36 ans résidant en France s’est vu refuser la naturalisation pour avoir dépassé le temps légal de travail. Mohammed a cumulé plusieurs emplois dépassant ainsi le temps de travail légal qui est fixé à 151 heures par mois. Un temps de travail qui est la cause du refus de l’administration de lui octroyer la nationalité française.

Arrivé en France en 2007 avec un visa d’études, le jeune Algérien s’est installé avec sa famille à Reims. Il a cumulé près de 250 heures entre son CDI à temps plein et des missions en CDD.

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Ce temps de travail lui a valu le refus de l’administration de lui octroyer la nationalité française. Choqué par cette décision, Mohammed explique son cumul de postes d’emploi. “Je voulais garantir une vie meilleure à ma famille. Je me suis dit ‘j’ai du temps donc autant travailler et gagner un peu plus’. Je ne gagnais pas 10 millions. C’est à peine si je dépassais les 2 000 euros”. Paradoxalement, pour lui il travaillait beaucoup pour être français. “Je travaille trop pour être français” a-t-il en effet déclaré.