Le divorce entre l'USM Alger et son directeur sportif, Antar Yahia, est de toute évidence prononcé. Reste toutefois son l'officialisation qui bute, semble-t-il, sur les exigences financières du héros d'Omdourman. Ce dernier veut être payé rubis sur ongle, comme le stipule le contrat qu'il a signé avec le club, il y a à peine quelques mois.  

Ainsi, l'aventure de Antar Yahia avec l'USM Alger a tourné court. Les mauvais résultats enregistrés par les Rouge et Noir ont précipité son départ. La situation est arrivée au point de non-retour après la débâcle subie, samedi, face à l'O Médéa, à Bologhine.

Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase. Il faut dire que Antar Yahia ne faisait nullement l'unanimité au sein de la maison rouge et noir. On lui a notamment rapproché des recrutements « peu convaincants » et des « dépenses excessives ». L'entourage du club espérait dans un premier temps que tout allait rentrer dans l'ordre avec l'ex-international. Chose qui n'arrivera pas.

Au contraire, l'USMA a réalisé son plus mauvais départ en championnat depuis plusieurs années. La séparation était inévitable. Dimanche 20 décembre, des sources concordantes indiquaient que le club et son directeur sportif avaient convenu de se séparer. Ils sont même passés à table pour acter le divorce.

« Tout ça pour ça ?! »

Une réunion a été tenue entre les deux parties à cet effet. La rencontre s'est terminée toutefois en queue de poisson. La raison? Antar Yahia ne voulait pas partir sans percevoir la totalité de son dû, estimé, selon certaines sources, à 648 000 euros. Chose que la direction, représentée par les gérants de la société Serport, n'a pas acceptée. Elle veut minimiser les dégâts, indique-t-on.

A vrai dire, même sans cette indemnité, la facture déboursée en ce début de saison est déjà bien salée vu les résultats du club. Un échec retentissant pour l'équipe dirigeante qui a pourtant promis ponts et merveilles aux amoureux du club à son arrivée.