Décidément, l'histoire et la culture millénaires de l'Algérie dérange certains courants obscurantistes et négationnistes. Après la polémique soulevée par l’installation de la statue de Chachnaq au centre-ville de Tizi Ouzou, c'est au tour d'une autre figure de l'histoire amazighe de subir les affres de la haine de la culture autochtone. En effet, une statue à l'effigie du roi amazigh Aksil, appelé aussi Koceïla, a été vandalisée, mardi 23 mars, au village Takhlijt n At Bu Youcef, dans la daïra de Aïn El Hammam, en Kabylie.

Cette statue, réalisée par des artistes de la région à l’initiative de l'association locale "Tagejdit", a été la cible d'actes de vandalisme. L'oeuvre a été attaquée au marteau et au burin par un ou plusieurs assaillants. Ils se sont introduits dans le local où la statue a été entreposée pour essayer de la détruire. La statue réalisée avec une matière résistante (du ciment mélangé à de la résine), a résisté aux coups de marteau et de burin. Elle était entreposée dans ce local en attendant son installation dans la place centrale du village.

Des artistes se mobilisent pour restaurer la statue

Suite à la diffusion de l'information sur les réseaux sociaux, un grand élan de solidarité a été crée. Plusieurs artistes se sont mobilisés pour la restauration de la statue dans les plus brefs délais. Elle sera inaugurée lors d'une cérémonie qui aura lieu vendredi prochain.

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Il faut rappeler que cette statue n'est pas la première oeuvre a être vandalisée en Algérie. A Sétif, la statue de Aïn El Fouara a subi des dégradations par un individu, en octobre 2018. A Oran, la statue de la vierge Marie de l’église chrétienne de Santa Cruz a également fait l'objet d’actes de vandalisme, et ce, dans la nuit du 4 mai 2020.

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