La France compte durcir le ton contre les étrangers soupçonnés de radicalisation. Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé, vendredi 7 mai, de nouvelles mesures ciblant cette catégorie. Dans un entretien accordé au journal Le Figaro, il a fait savoir qu'il avait demandé aux services concernés de retirer le statut de réfugié aux étrangers coupables de radicalisme et d'actes d'atteinte à l'ordre public. 

La France vit depuis quelques semaines au rythme d'actes de banditisme en tous genres. Pour certains responsables et politiciens du pays, notamment d'extrême droite, c'est la politique migratoire du pays qui a favorisé ce climat d'insécurité. La pression exercée sur le président français, Emmanuel Macron, et son gouvernement, afin de prendre des mesures coercitives, est grande.

Il faut dire que les autorités françaises ne sont pas restées les bras croisés devant la montée de la délinquance et de la radicalisation. La dernière mesure en date a été annoncée vendredi 7 mai par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Elle concerne les étrangers connus pour des faits de radialisation et d'atteinte à l'ordre public. Selon la nouvelle disposition, ces personnes seront tout simplement déchues de leur statut de refugié.

Une instruction a été donnée dans ce sens à l'autorité compétente, a indiqué le ministre. « Fait inédit, nous avons demandé à l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides, Ndlr) de retirer les protections d’asile pour ceux qui seraient en contradiction avec les valeurs de la République », a précisé Darmanin au journal Le Figaro. Le ministre français de l'Intérieur a fait savoir que 147 retraits de protection avaient déjà été décidés. « C’est sans précédent. Notre politique est claire : juger les étrangers pour ce qu’ils font et pas pour ce qu’ils sont », a-t-il souligné.

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Des Algériens sur la liste des fichés

Darmanin promet que la France sera « inflexible sur les questions d’ordre public ». Il a indiqué que « les gens qui figurent au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), (...) on s’attache à ce qu’ils soient sous mesure administrative et reconduits ». Même les étrangers qui se trouvent en situation régulière en France ne sont pas exempts de cette mesure d'expulsion.

Gérald Darmanin a précisé que « 4000 personnes non françaises en situation régulière, dont 25 % d’Algériens et 20 % de Marocains, 15 % de Tunisiens et 12 % de Russes », sont inscrites au FSPRT. Cela en plus de 1 083 étrangers sans papiers.

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