L'international algérien de l'OGC Nice, Youcef Atal, a réalisé une saison mi-figue mi-raison en raison, notamment des blessures à répétition qui l'ont empêché d'évoluer. Atal a, en effet, été victime de plusieurs blessures depuis le début de l'exercice. Beaucoup de choses ont été d'ailleurs dites pour expliquer, souvent à tort, cet état de fait. Ce samedi 15 mai, le joueur s'est exprimé sur le sujet. Dans un entretien accordé au journal Nice-Matin, il a également évoqué plusieurs autres actualités relatives à son équipe et à la sélection algérienne. 

"Quand tu travailles un mois pour revenir et qu'une semaine après, tu te blesses à nouveau, c'est trop dur dans la tête. C'était toujours les ischios. A un moment, j'ai dit : "On arrête et on fait un vrai bilan pour comprendre". J'entendais ce qu'on disait à mon sujet, que je n'avais pas une bonne hygiène de vie, que je faisais n'importe quoi. Mais les gens ne savent pas que j'ai des fibres musculaires très fines, comme celles d'un sprinter. Il y a de multiples explications à mes blessures. Je me suis arrêté, j'ai fait des analyses corporelles en Espagne", a confié le latéral droit algérien.

"Je suis reparti de zéro"

Il ajoute : "Je savais que ce n'était pas un problème d'hygiène de vie. Je mange bien, j'ai un cuisinier professionnel qui m'aide, je bois de l'eau... Il y avait un autre problème. J'avais un décalage au niveau du dos, au niveau de l'abdomen, des muscles qui n'étaient pas assez costauds depuis ma blessure au genou. Quand tu fais une vingtaine de sprints par match, à 33km/h, ça pète forcément. J'avais plein de déséquilibres. Je suis reparti de zéro."

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Youcef Atal est désormais fixé sur la nature de son problème et affirme qu'il sait quoi faire pour éviter les blessures à l'avenir. "Je suis un joueur qui a besoin de répéter les sprints la semaine pour que le corps s'habitue. Avant, je ne faisais pas ça. On me disait de me reposer pour que je garde du jus pour les matchs. J'avais confiance... Maintenant, j'ai les explications. Je dois faire le contraire. Dans ma tête, c'est clair désormais, je sais ce que je dois faire pour prévenir au maximum les blessures. J'ai un préparateur physique personnel, le club est au courant, tout le monde travaille main dans la main.", explique-t-il.

" Je veux gagner un titre avec Nice"

Il espère d'ailleurs que ses blessures ne sont plus qu'un mauvais souvenir. Evoquant son avenir, le jeune défenseur algérien indique qu'il est parti pour rester à Nice où il veut "réaliser de belles choses, une grande saison pour un jour viser un top club. On doit mieux faire, être plus exigeant et avoir plus de personnalité". Gagner un "petit titre" avec l'OGC Nice fait partie, en fait, des objectifs de l'ancien joueur du Paradou AC.

Par ailleurs, Youcef Atal n'a pas tari d'éloges sur le sélectionneur national Djamel Belmadi. "Djamel veut mon bien. Je lui parle de tout, j'ai confiance en lui. Il m'a toujours beaucoup apporté, conseillé et ne m’a jamais lâché. Il m'envoie régulièrement des messages. Je le respecte énormément. Il m'aide, avec son cœur, comme si j’étais son fils".

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"Belmadi est comme mon père, Mahrez une fierté"

Youcef Atal, à l'instar de l'ensemble du public algérien, est admiratif à l'égard du capitaine des Verts Riyad Mahrez. "C’est une immense fierté de le voir en finale de la Ligue des champions. Il a été énorme contre le PSG, j'espère qu’il va la gagner, je suis à fond pour City. En vrai, je suis pour Riyad (rires). On l'a félicité sur notre groupe What's app. Respect pour ce qu'il a fait. Il est parti de loin mais il a toujours cru en lui. C’est une belle leçon. Il bosse beaucoup. Il n'y a pas de secret si Guardiola fait de toi un cadre", a-t-il déclaré concernant le maestro de Manchester City.

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