Il offre 1 million d'euros pour ne pas avoir de migrants dans son village

Manif Sopuerto - Espagne - Centre pour Migrants mineurs

Le projet d’installation d'un centre d'accueil pour 100 jeunes migrants non accompagnés à Sopuerta, près de la ville basque de Bilbao, dans le nord de l'Espagne, suscite une vive opposition parmi les résidents locaux. À tel point qu'un voisin propose même de débourser 1 million d'euros pour empêcher ce projet.

Selon le site local Antena, l'arrivée des migrants mineurs a déclenché une série de manifestations et de rassemblements dans cette ville du nord de l’Espagne. Des graffitis hostiles au projet ont fleuri sur les murs du village. Les habitants, bien qu'ils nient toute motivation raciste, expriment leur inquiétude face à l'intégration de ces jeunes et au manque d'infrastructures adaptées. Le point de divergence principal réside dans l'absence de communication préalable de la part des autorités locales. Les habitants se sentent exclus de la décision et craignent un bouleversement de leur paisible village.

C'est dans ce contexte tendu qu'un habitant, millionnaire local, a proposé de verser un million d'euros pour annuler l'installation du centre. Pour l’instant, aucune réponse n’a été reçue de la part du propriétaire de l’immeuble. L'homme à la proposition controversée affirme que ce qui l'intéresse, « c'est d'éviter un problème à la ville ».

"Il n'y aura plus d'enfants migrants"

L'échec d'un centre similaire dans une commune voisine, fermé après un incendie, renforce les appréhensions. Les habitants craignent que les jeunes migrants ne s'intègrent pas et ne perturbent la tranquillité du village. Il faut dire que la controverse de Sopuerta s'inscrit dans un contexte national plus large de tensions autour de l'immigration. L'accueil des migrants et leur intégration dans les communautés locales constituent un problème majeur pour la société espagnole.

Les habitants expliquent que si 100 enfants entre 13 et 17 ans arrivent dans leur village, il y aura plus d’enfants étrangers que de jeunes autochtones. "Il y aura plus d'enfants migrants qu'il n'y en aura de la ville" soulignent les villageois concernés. Ces jeunes migrants, auront à partir de 16 ans, le droit de travailler et de poursuivre leurs études et à partir de 18 ans, ils pourront disposer d'un permis de séjour et d'un permis de travail.

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