Imane Khelif attaque en justice un média pour des propos diffamatoires

La boxeuse algérienne, Imane Khelif, qui a attiré l'attention lors des Jeux olympiques de Paris 2024, a décidé de prendre des mesures fermes contre toute personne la diffamant ou portant atteinte à son honneur. Après la publication d'un article polémique qui vise encore une fois son genre, elle compte attaquer en justice le média en ligne francophone Le Correspondant qui a publié un article qu'elle considère comme diffamant.

Malgré le temps écoulé depuis son dernier combat qui, au passage, a marqué les esprits, la championne olympique 2024 est encore sujette à une série d'attaques. En effet, elle a fait l'objet d'un article du média en ligne Le Correspondant qui l'a faite sortir de ses gonds. Cette attaque après de nombreuses autres l'ayant ciblée depuis les JO de Paris, elle ne veut pas la laisser passer sans réagir.

Rédigé par un certain Djaffar Aït-Aoudia, l'article affirme que la célèbre boxeuse Imane Khelif « était porteuse de chromosomes masculins XY ». Le quotidien français Le Monde a traité de cette information, précisant que le média incriminé s'est appuyé sur « un rapport non authentifié qui aurait été rendu par l’hôpital du Kremlin-Bicètre, en région parisienne, et l’hôpital Mohamed Lamine Debaghine, à Alger ». 

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Le CIO confirme la plainte d'Imane Khelif

Subissant un acharnement médiatique, l'athlète algérienne a décidé d'y mettre un terme en se défendant devant la justice. Imane Khelif, par l’intermédiaire de son avocat, Nabil Boudi, a annoncé qu'elle allait porter plainte pour diffamation contre ce média, mais également son rédacteur.

Pour cela, le CIO, Comité international olympique, s'est exprimé dans un communiqué officiel et assure qu'Imane Khelif « prépare bel et bien une action en réponse à certains articles de presse ». « Nous comprenons qu’Imane Khelif a intenté une action en justice contre les personnes qui ont commenté sa situation pendant les Jeux olympiques de Paris 2024 et qu’elle prépare également une action en réponse aux derniers articles de presse », estime le CIO, précisant qu'il n'ajouterait « aucun commentaire tant qu’une action en justice est en cours, ni sur les articles des médias concernant des documents non vérifiés dont l’origine ne peut être confirmée ».

Il importe de rappeler que ce n'est pas la première fois que la championne olympique algérienne porte plainte contre la campagne de diabolisation qui l'a ciblé en raison de son taux élevé de testostérone pour lequel elle est accusée d'être un homme. Son avocat n'a pas manqué de rappeler que la championne de boxe avait déjà déposé des plaintes au lendemain des JO de Paris, notamment contre des personnalités publiques, à l'instar de l'écrivaine J. K. Rowling, Elon Musk et même le nouveau président élu des Etats-Unis, Donald Trump.


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