L'Algérie s'apprête à modifier ses règles concernant l'importation de certains véhicules dans le but de renouveler et de moderniser sa flotte de transport public. Cette nouvelle mesure devrait avoir un impact direct sur la qualité des services offerts aux citoyens, en particulier en matière de sécurité routière et de confort.
Le ministre des Transports, Saïd Sayoud, a annoncé que son ministère travaillait sur un projet de décret exécutif qui permettra l'importation de bus de moins de 5 ans, rapporte ce vendredi 2 mai le journal Echorouk. Cette décision s'inscrit dans le cadre de l'article 112 de la loi de finances 2024, qui autorise désormais les opérateurs du secteur à importer ces véhicules de moins de 5 ans. L'objectif principal est de renouveler la flotte vieillissante des véhicules de transport public, souvent vieillissants, et d'améliorer ainsi les conditions de voyage des usagers.
En réponse à une question parlementaire concernant le secteur des transports, Saïd Sayoud a notamment expliqué que cette mesure d’autoriser l’importation des bus de moins de 5 ans visait à répondre aux besoins croissants en matière de transport public, notamment avec l’expansion des nouvelles zones résidentielles et des projets d’infrastructures publiques à travers le pays. Le renouvellement de la flotte devrait ainsi permettre d’améliorer la sécurité et la fiabilité du transport public.
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L'importation de ces autobus plus jeunes devrait contribuer à renforcer la sécurité et la fiabilité du transport public, notamment dans les grandes villes et les nouvelles zones résidentielles en pleine expansion. En effet, le renouvellement de la flotte permettra de répondre à la forte demande croissante de transport, notamment dans le contexte de l'essor de projets d'habitat et d'infrastructures publiques à travers le pays.
L’Algérie va faciliter l’importation des bus de moins de 5 ans
Parallèlement à cette réforme, le ministre a expliqué que des efforts importants étaient déployés pour soutenir les opérateurs de transport. Des réunions de coordination ont été organisées avec d'autres ministères, dont ceux des finances, de l'industrie et du commerce, ainsi qu'avec des entités liées à l’industrie automobile, pour établir des solutions de financement favorisant l’importation des bus de moins de 5 ans.
Le but est d’offrir des conditions avantageuses permettant aux opérateurs privés et publics de se doter de ces bus sans obstacles financiers majeurs. Des propositions sont également en cours d’étude pour introduire des solutions fiscales et des modalités de financement souples, ce qui inclut des crédits à taux réduits ou des exonérations fiscales sur certains types de véhicules, notamment les modèles écologiques.
Vers une transition énergétique dans le transport
L’un des points importants de cette réforme est la volonté de suivre l’évolution des technologies de transport. Le ministre a souligné l’importance de l’intégration de véhicules hybrides et électriques dans les flottes de transport public. Ces véhicules plus respectueux de l’environnement s’inscrivent dans une démarche visant à réduire l’empreinte écologique du secteur tout en répondant aux besoins de mobilité durable.
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Ainsi, l’Algérie semble vouloir s’engager dans une modernisation de son parc automobile public, avec l’introduction de véhicules plus récents, plus écologiques et surtout plus sûrs. Cette réforme devrait avoir des répercussions positives sur la qualité des services de transport, en particulier pour les citoyens qui utilisent ces services au quotidien.
