Appelé pour la première fois en équipe de France A, Rayan Cherki a déclenché un flot de réactions, particulièrement en Algérie, où ses origines familiales ont longtemps alimenté l’idée d’un possible revirement. Alors que certains évoquaient des contacts solides avec la Fédération algérienne de football (FAF), l'entourage du joueur soutient une réalité bien différente.
Le 21 mai, Didier Deschamps a inscrit Rayan Cherki dans sa liste pour la demi-finale de la Ligue des Nations. À 21 ans, le milieu offensif de l’Olympique Lyonnais, souvent plébiscité par le public et les observateurs, rejoint enfin l’équipe de France A. Cette décision a clos un long épisode de spéculations autour de son avenir international.
Peu après l’annonce, des critiques sont apparues sur les réseaux sociaux algériens. Certains supporters ont reproché à Cherki de ne pas avoir choisi les Fennecs. Ces réactions ont incité son entourage à s’exprimer dans les colonnes de L’Équipe. Le message est clair : Cherki n’a jamais eu de discussions concrètes avec une autre fédération, ne détient aucune autre nationalité que la française, et n’a jamais envisagé une autre sélection.
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« Rayan n’a jamais eu le moindre échange avec un sélectionneur ou le président d’une autre Fédération. Même s’il aurait pu y prétendre, il ne possède la nationalité d’aucun autre pays,» a-t-on affirmé.
Des contacts très limités avec l'équipe d'Algérie
De son coté, le journaliste Walid Acherchour a révélé que les liens entre Cherki et l'équipe d'Algérie s’appuient sur deux épisodes distincts. Le premier remonte à 2019, lorsque Djamel Belmadi aurait pris contact avec le joueur après sa signature de contrat professionnel avec l’OL. Ce coup de fil, isolé et sans suite institutionnelle, est la seule tentative directe de la part du sélectionneur.
Plus récemment, un échange informel aurait eu lieu entre Cherki et Paolo Rongoni, préparateur physique de l’équipe d’Algérie. Rongoni, qui connaît personnellement le joueur, aurait pris contact il y a environ un mois. Mais là encore, il ne s’agissait pas d’une initiative officielle au nom de la fédération. Aucun plan de sélection, aucun projet sportif n’a été présenté.
Selon les précisions du journaliste Walid Acherchour, ces échanges n’ont jamais débouché sur une démarche formalisée. La FAF n’a pas engagé de discussion suivie ni proposé d’intégration progressive. En clair, il n’a jamais été question d’un choix à faire, car aucune alternative concrète ne s’est matérialisée.
🗣️🇩🇿 Walid Acherchour s’exprime sur les discussions entre la FAF et Rayan Cherki :
"Les deux seules véritables approches de l’Algérie envers Rayan Cherki ont eu lieu en 2019, lorsque Djamel Belmadi l’a contacté après la signature de son premier contrat professionnel à 16 ans… pic.twitter.com/XGP9WfzcH4
— ⭐️ Squadra Khadra 🇩🇿 (@Squadra213) May 22, 2025
Une décision prise dans un contexte sans ambiguïté
Finalement, Rayan Cherki n’a jamais entretenu d’ambiguïté quant à son attachement à la sélection française. Passé par toutes les catégories jeunes des Bleus, il s’inscrit dans une trajectoire linéaire. Son entourage confirme qu’il n’a jamais utilisé la perspective algérienne comme levier ou comme option secondaire. Sa sélection récente valide ce parcours et clôt définitivement les spéculations.
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Les accusations de double jeu ou de pression sur les fédérations sont donc infondées. L’absence d’une véritable alternative rend ces critiques sans objet. La vérité est simple : aucun projet algérien n’a été proposé, et le choix de Cherki pour l’équipe de France est le fruit d’une continuité logique, sans revirement ni calcul.
