Le gouvernement algérien a récemment clarifié les règles encadrant l’importation de bétail par les éleveurs locaux. Ces mesures, destinées à soutenir la filière agricole, concernent principalement les bovins et les caprins, avec des critères stricts liés à l’âge, au poids et à l’état de santé des animaux.
Dans sa réponse à une question parlementaire écrite, Youcef Cherfa, ministre algérien de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, a détaillé les conditions requises pour l'importation de bovins et de caprins. Comme le rapporte Echorouk dans son édition du samedi 24 mai 2025, les éleveurs titulaires d'une carte agricole sont autorisés à importer des bovins, notamment des vaches laitières, à condition que celles-ci aient entre 18 et 42 mois, pèsent au moins 480 kg et soient gestantes de 4 à 7 mois.
Concernant les caprins, les éleveurs peuvent importer des chèvres âgées de 12 à 24 mois, avec un poids variant entre 30 et 60 kg. Les femelles doivent être gestantes d’au moins deux mois. Ces critères visent à garantir la qualité du cheptel et à faciliter son adaptation au milieu local, précise le ministre de l’Agriculture.
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Les démarches administratives et le soutien aux éleveurs
Pour bénéficier de cette autorisation, les éleveurs doivent constituer un dossier complet conforme aux exigences techniques et sanitaires, puis l’envoyer via la plateforme numérique dédiée du ministère. Après instruction du dossier, les services compétents délivrent une licence d’importation sanitaire, obligatoire pour procéder à l’achat, détaille le représentant du gouvernement.
Le ministre a également rappelé les mesures d’accompagnement mises en place, notamment des prêts financiers pour l’achat de bétail et la rénovation des étables, ainsi qu’une assistance technique pour les éleveurs. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie globale visant à moderniser le secteur agricole et à renforcer l’autosuffisance alimentaire.
Les défis sanitaires et climatiques
Face aux risques liés aux changements climatiques et aux maladies animales, le ministère de l’Agriculture a renforcé son dispositif de surveillance sanitaire en Algérie. Les animaux importés sont systématiquement vaccinés contre des maladies comme la fièvre aphteuse (pour les bovins) ou la peste des petits ruminants (pour les ovins et caprins). Ils subissent également une période de quarantaine dans des centres agréés avant leur mise en circulation.
Ces précautions visent à éviter l’introduction de pathologies exogènes qui pourraient menacer le cheptel local. Dans sa réponse à la question du député, le ministre algérien de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche, a insisté sur l’importance de cette démarche préventive, surtout pour les animaux n’ayant pas encore développé une immunité adaptée au contexte algérien.
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