En France, un faussaire opérant via Telegram a été condamné à trois ans de prison pour avoir vendu des documents officiels falsifiés à des personnes en situation irrégulière. Après dix-huit mois d'enquête, les policiers de Limoges ont mis fin à son trafic lucratif.
Les policiers de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim) de la police aux frontières de Limoges ont repéré en décembre 2023 un individu utilisant le pseudonyme "Poséidon" sur Telegram. Ce dernier proposait des faux papiers, dont des cartes d’identité, des passeports et des cartes grises, à des prix variant entre 400 et 1.000 euros, rapporte le média français Le Populaire du Centre.
La messagerie cryptée Telegram, souvent pointée du doigt par les forces de l’ordre pour son utilisation par des réseaux criminels, permettait au faussaire d’opérer discrètement. Ses clients étaient principalement des personnes en situation irrégulière, des fraudeurs ou des individus déjà connus des services de justice.
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Les enquêteurs ont découvert que les paiements s’effectuaient via des coupons prépayés "PCS", encaissés par un couple basé à Béziers (Hérault). Ce dernier, ignorant la provenance illégale des fonds, servait d’intermédiaire pour blanchir l’argent.
Les investigations ont également révélé des comptes bancaires alimentés à Malte et au Luxembourg, où des dizaines de milliers d’euros avaient été transférés en quelques mois. Le 26 mai 2025, le faussaire a été interpellé et condamné à trois ans de prison, dont deux ferme, ainsi qu’à une amende de 20.000 euros pour faux et usage de faux, aide au séjour irrégulier et blanchiment.
Des moyens sophistiqués pour produire des documents
Lors des perquisitions, les policiers ont saisi du matériel utilisé pour fabriquer les faux documents, notamment une imprimante haute qualité, une plastifieuse et un timbre sec. Ces outils permettaient de produire des papiers d’identité et des passeports difficilement détectables à l’œil nu.
Selon Le Populaire du Centre, le réseau était bien structuré, avec une clientèle répartie sur tout le territoire français. Les autorités soulignent que ce type de fraude représente un défi majeur pour la sécurité intérieure, facilitant notamment l’entrée et le séjour illégal de migrants.
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Les forces de l’ordre rappellent que Telegram reste un outil privilégié des réseaux criminels en raison de son chiffrement et de la difficulté à identifier les utilisateurs. Malgré les efforts des autorités pour surveiller ces canaux, les faussaires continuent d’exploiter cette messagerie pour vendre des documents contrefaits.
