L'Algérie devrait enregistrer une diminution de ses importations de blé durant la saison 2024-2025. Cette révision à la baisse des prévisions d'importations, communiquée par le Ministère américain de l'Agriculture, reflète les changements observés dans la production locale et les stratégies agricoles du pays.
Les nouvelles estimations des importations de blé pour l'Algérie font état d'une baisse significative, avec des prévisions de 8 millions de tonnes pour la période de juin 2024 à mai 2025, soit une diminution de 1,2 million de tonnes par rapport à la précédente estimation de mars 2024. Cette révision est directement liée à une meilleure performance de la production intérieure de blé, notamment du blé dur, et à une réduction des besoins d'importation.
Le Ministère américain de l'Agriculture explique cette baisse par deux facteurs principaux : l'extension des surfaces cultivées en blé et une réduction des achats étrangers, en particulier en provenance de Russie.
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Augmentation de la production locale de blé
L'Algérie a pris des mesures significatives pour réduire sa dépendance vis-à-vis des importations de blé. Un des principaux leviers a été l’investissement dans l'agriculture saharienne, où des milliers d'hectares de terres désertiques ont été attribués à des investisseurs privés pour développer la culture du blé. En particulier, la culture du blé dur a été encouragée dans des régions comme Adrar et Ghardaïa, où des rendements positifs ont été observés ces dernières années.
Cette dynamique permet non seulement de diversifier les sources de production, mais aussi de générer des rendements plus élevés, réduisant ainsi la nécessité d'importer du blé. De plus, la politique agricole mise en place soutient la modernisation des techniques de production, avec un recours croissant aux technologies agricoles adaptées au climat désertique.
Moins de blé russe importé
Un autre facteur contribuant à la baisse des importations algériennes de blé est la réduction des achats de blé en provenance de Russie. Selon les données de Reuters Refinitiv, l'Algérie a importé 1,7 million de tonnes de blé russe pendant les dix premiers mois de la saison 2024-2025, soit une baisse de 200 000 tonnes par rapport à la période correspondante de l'année précédente.
La dernière cargaison en provenance de Russie est arrivée en décembre 2024, ce qui marque une réduction continue des importations russes. Cette évolution est le fruit de la diversification des sources d'approvisionnement et de la stratégie de substitution progressive par la production nationale.
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Impact économique important
La réduction des importations de blé présente plusieurs avantages pour l'Algérie. D'un point de vue économique, cela permet de réduire les dépenses en devises et de renforcer la souveraineté alimentaire du pays. La baisse de la dépendance aux importations s'inscrit également dans une politique plus large de diversification économique, visant à stimuler des secteurs comme l'agriculture.