L’Algérie, aux côtés de sept autres pays membres de l’OPEP+, a participé à une réunion ministérielle décisive ce dimanche 5 octobre 2025. Cette visioconférence a abouti à une décision concernant les niveaux de production pétrolière pour les prochains mois. L’accord, acté en moins de dix minutes, entrera en vigueur dès le mois de novembre 2025.
La réunion ministérielle a rassemblé les représentants de huit pays clés au sein de l’alliance OPEP+. Selon un communiqué publié par le ministère des Hydrocarbures et des Mines, l’Algérie était représentée par son ministre, Mohamed Arkab. Il était accompagné du président-directeur général de Sonatrach, Rachid Hachichi, du président de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), Samir Bekhti, ainsi que de plusieurs cadres du secteur.
La liste des pays participants incluait, outre l’Algérie, des acteurs majeurs de la production pétrolière. Étaient ainsi présents les ministres du Pétrole d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, du sultanat d’Oman et de la Russie. Ce groupe restreint, chargé des ajustements volontaires de production, a fait preuve d’une coordination rapide, les discussions n’ayant pas dépassé neuf minutes.
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Les détails chiffrés de l’augmentation de production
L’accord finalisé à l’issue de cette courte réunion concerne une hausse concertée de la production de pétrole brut. Selon le communiqué ministériel, l’augmentation totale pour l’ensemble des huit pays s’élève à 137 000 barils par jour. Cette mesure est programmée pour une mise en œuvre à partir du mois de novembre 2025.
Pour l’Algérie, cette décision collective se traduira par une augmentation spécifique de sa production. La quote-part algérienne a été fixée à 4 000 barils par jour pour le mois de novembre. Cette hausse s’inscrit dans un contexte où le groupe des huit pays avait déjà engagé un processus de relance de production plus tôt dans l’année 2025, après avoir mis fin à des réductions volontaires antérieures.
Une approche prudente pour la stabilité des marchés
Les déclarations officielles soulignent la prudence ayant guidé cette décision. Le ministre Mohamed Arkab a qualifié l’accord de « prudent et équilibré », selon le communiqué. Cette approche vise explicitement à préserver la stabilité du marché pétrolier mondial, objectif central de la coordination au sein de l’OPEP+.
Cette modération reflète la volonté des pays membres de maintenir un équilibre délicat. Il s’agit à la fois de répondre à une demande mondiale toujours soutenue et de se prémunir contre les incertitudes économiques persistantes, susceptibles de freiner la croissance de cette demande dans les prochains mois. La hausse modeste de 137 000 barils par jour pour l’ensemble du groupe témoigne de cette vigilance.
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La poursuite d’un processus de coordination mensuelle
Cet accord ne constitue pas une mesure isolée, mais s’inscrit dans un cadre de suivi continu. Les huit pays membres de l’OPEP+ se sont engagés à poursuivre leur coordination par le biais de réunions mensuelles. Ce calendrier serré permet un suivi constant de l’évolution du marché et vise à assurer la mise en œuvre effective des décisions convenues.
La prochaine réunion est d’ores et déjà fixée au 2 novembre 2025. La tenue de ces rencontres régulières confirme la volonté des pays participants de maintenir un dialogue réactif face aux fluctuations du marché énergétique mondial. Cette structure de concertation permanente offre la flexibilité nécessaire pour ajuster la production en fonction des indicateurs économiques et des fondamentaux du marché pétrolier.
