Un an après avoir obtenu son agrément bancaire en France, la Banque Extérieure d’Algérie (BEA) n’a toujours pas ouvert ses premières agences. Cette situation suscite l’impatience de la communauté algérienne établie en France, qui attend depuis plusieurs mois la concrétisation de ce projet. Le député Tawfiq Khedim a interpellé le ministre des Finances pour demander des explications et un calendrier précis concernant l’ouverture des succursales.
Dans une lettre adressée au ministre des Finances, le député des Algériens de France, Tawfiq Khedim, a relancé le dossier de l’ouverture de la BEA sur le territoire français. L’élu a rappelé que la Banque Extérieure d’Algérie avait obtenu son agrément bancaire le 24 octobre 2024 auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), puis l’approbation finale de la Banque centrale européenne (BCE) le 16 janvier 2025. Ces autorisations permettaient à la BEA d’opérer légalement en France et dans l’Union européenne.
Aucune agence n’a encore ouvert ses portes, alors que cinq succursales étaient initialement prévues dans de grandes villes françaises. Selon le député, ce retard prolongé crée une déception au sein de la diaspora, qui espérait une concrétisation rapide après l’annonce officielle des autorisations européennes.
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Une interpellation adressée au ministre des Finances
Dans sa lettre publiée jeudi 30 octobre sur sa page Facebook, le député Tawfiq Khedim interpelle directement le ministre des Finances sur l’absence d’avancée concrète dans ce dossier. Il lui demande : « Quand la Banque Extérieure d’Algérie ouvrira-t-elle effectivement ses agences en France et commencera-t-elle à accueillir ses clients ? »
L’élu souligne l’importance de ce projet pour les Algériens établis à l’étranger, notamment en France, qui représentent une part significative des transferts financiers vers l’Algérie. Il insiste sur la nécessité de faciliter les échanges économiques et les transactions bancaires entre les deux rives, en proposant des services adaptés aux besoins des ressortissants algériens.
Des attentes fortes au sein de la diaspora algérienne
La communauté algérienne en France attend depuis longtemps l’ouverture d’une banque nationale algérienne sur le sol français. Ce projet, annoncé dès 2023, devait permettre aux expatriés de disposer d’un accès direct à des services bancaires algériens, sans passer par des circuits classiques souvent jugés complexes ou coûteux.
Pour de nombreux membres de la diaspora, la présence de la BEA en France représenterait une avancée importante. Elle faciliterait notamment les transferts d’argent, les investissements et les démarches administratives liées aux comptes bancaires en Algérie. L’ouverture d’agences locales permettrait également de renforcer les liens économiques entre la France et l’Algérie, en favorisant une meilleure inclusion financière des ressortissants algériens à l’étranger.
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Une offre bancaire en attente de diversification
Dans son courrier, le député Tawfiq Khedim plaide également pour une offre bancaire diversifiée et adaptée aux besoins des clients algériens résidant en France. Il appelle notamment à la mise en place de produits conformes à la finance islamique, tels que la vente par Mourabaha, afin de répondre à une demande croissante sur le marché français.
Cette proposition vise à offrir des solutions financières respectueuses des principes de la finance participative. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de développement des services bancaires islamiques, observée dans plusieurs pays européens où réside une importante communauté musulmane.
