L’Algérie connaît une hausse importante du nombre de visiteurs étrangers selon les données publiées par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat. En 2025, plus de 6,5 millions de voyageurs ont été recensés durant la période estivale. Cette progression a été confirmée par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat, qui a précisé que cette augmentation résultait d’un ensemble de réformes administratives et d’un élargissement des offres de transport.
Le ministère du Tourisme et de l’Artisanat a indiqué que ces évolutions s’inscrivent dans une politique nationale visant à rendre le secteur touristique plus accessible et à diversifier les sources de revenus du pays. L’économie algérienne repose traditionnellement sur les hydrocarbures, ce qui a longtemps limité le développement d’autres activités économiques. Selon les statistiques officielles, l’Algérie a accueilli environ 6.5 millions de touristes internationaux en 2025, un chiffre inférieur à celui observé dans les pays voisins comme le Maroc ou la Tunisie, mais en progression constante depuis la réouverture des frontières post-pandémie.
Le ministère a également précisé que le tourisme saharien a connu une hausse importante, notamment dans les wilayas de Djanet, Tamanrasset et Illizi. Ces régions concentrent une grande partie des nouveaux flux touristiques, soutenus par des circuits culturels et des hébergements adaptés.
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L’Algérie mise sur le Sahara et ses sites patrimoniaux
Le Sahara algérien constitue l’un des pôles d’attraction principaux du pays. Le guide de voyage Le Petit Futé a classé cette région parmi les quinze destinations les plus visitées de l’année 2025. Le National Geographic a publié un reportage consacré au Tassili n’Ajjer, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, mettant en avant ses peintures rupestres datant de près de 10 000 ans.
Les zones de Djanet, Tamanrasset et Timimoun, autrefois accessibles à un nombre restreint de visiteurs, bénéficient aujourd’hui d’un encadrement touristique renforcé. Des agences agréées par le ministère du Tourisme et de l’Artisanat y organisent des séjours incluant des circuits culturels et des hébergements temporaires dans le désert. Ces offres visent à structurer un tourisme saharien organisé tout en maintenant les exigences de sécurité imposées par les autorités locales.
Au nord du pays, Alger conserve son rôle de centre culturel. Sa Casbah, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, attire de nombreux visiteurs pour son architecture et son importance historique. Les ruines romaines de Timgad et Djemila, ainsi que les zones côtières de Tipaza, Jijel et Béjaïa, figurent parmi les sites les plus fréquentés selon les rapports du ministère.
Le journaliste britannique Simon Calder, correspondant pour le quotidien The Independent, a déclaré en 2024 que l’Algérie représentait « une destination à explorer avant l’arrivée du tourisme de masse », soulignant la rareté d’un tel territoire encore peu industrialisé sur le plan touristique.
Des réformes pour faciliter l’accès au territoire
Les autorités algériennes ont entrepris plusieurs démarches pour simplifier les conditions d’entrée sur le territoire. Le visa touristique de moins de 90 jours coûte actuellement 110 euros et nécessite un passeport valide, deux photographies d’identité, une attestation d’hébergement, une assurance rapatriement et un justificatif de ressources. Depuis 2023, un système de visa délivré à l’arrivée est en place pour 57 pays, à condition que les voyageurs passent par une agence agréée.
Plus de 7 700 autorisations ont été délivrées dans le cadre de ce dispositif. Le ministère de l’Intérieur a annoncé le lancement d’un visa électronique pour 2026, destiné à automatiser une partie des procédures administratives et à réduire les délais de traitement.
Le développement des infrastructures accompagne cette politique d’ouverture. Le ministère des Travaux publics et des Transports a confirmé la construction de nouvelles routes et l’agrandissement d’aéroports régionaux dans le sud du pays. Le gouvernement prévoit également la création de 30 000 nouvelles chambres d’hôtel d’ici 2027, dont 40 % financées par des partenariats étrangers.
Une ouverture économique progressive
Selon les estimations de Bloomberg, le tourisme représente environ 2 % du produit intérieur brut de l’Algérie. Ce taux reste inférieur à celui observé dans d’autres pays du Maghreb, mais il témoigne d’une activité en expansion. Les relations économiques entre l’Algérie et plusieurs pays européens, notamment l’Italie, incluent désormais des projets communs dans les domaines du transport aérien et de l’investissement hôtelier.
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Les tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France continuent toutefois d’influencer les échanges touristiques bilatéraux. Malgré ce contexte, les données du ministère du Tourisme indiquent une augmentation du nombre de visiteurs originaires d’Europe du Sud et du Moyen-Orient.
L’ensemble des mesures engagées montre une évolution documentée du secteur touristique algérien. Les institutions concernées poursuivent la mise en œuvre de projets liés à l’amélioration des infrastructures, à la formation professionnelle et à la diversification de l’offre, dans le cadre d’une politique de développement durable du tourisme en Algérie.
