L’euro a atteint un nouveau sommet historique sur le marché noir des devises en Algérie. Cette montée continue des prix est principalement due à une demande croissante, notamment alimentée par les importations de véhicules, tandis que l’offre reste insuffisante pour répondre aux besoins. Les experts du marché prévoient que cette pression sur la devise européenne pourrait se poursuivre dans les semaines à venir.
Le 9 novembre 2025, l’euro a atteint un nouveau record historique sur le marché noir des devises en Algérie. Cette progression a été observée alors que le billet de 100 euros s’échangeait à des prix avoisinant les 27 400 dinars, voire 27 450 dinars, dans certaines transactions. La hausse des taux a été d'environ 50 à 100 dinars par rapport à la veille, illustrant une dynamique de demande largement supérieure à l’offre.
La demande en euros en forte hausse
L’une des raisons principales de cette flambée des prix est la demande croissante d’euros dans le cadre des importations de véhicules. En effet, les particuliers, désireux d’acquérir des voitures neuves ou d’occasion, doivent effectuer leurs paiements en euros. Cette situation a poussé une partie de la population à se tourner vers le marché noir, étant donné que les banques algériennes ne fournissent pas suffisamment de devises étrangères pour satisfaire cette demande.
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Ainsi, bien que les autorités algériennes aient mis en place diverses mesures pour encadrer la circulation des devises, le marché parallèle est resté un recours privilégié pour de nombreuses personnes cherchant à obtenir des euros. Ce phénomène contribue à l’écart grandissant entre les prix d’achat et de vente des euros, ce dernier atteignant des niveaux de plus en plus élevés. À l’achat, les opérateurs du marché noir proposent des euros à des prix allant de 27 050 à 27 150 dinars pour 100 euros.
Déséquilibre entre l'offre et la demande
Ce déséquilibre entre l’offre et la demande est exacerbée par la rareté des flux informels de devises, tels que le tourisme, les transferts familiaux ou encore les échanges non officiels. Ces sources, qui alimentent habituellement le marché noir, ne suffisent plus à compenser la hausse continue des besoins en euros, notamment en raison des importations automobiles.
Les cambistes, qui opèrent sur le marché parallèle, notent que la tendance haussière devrait se maintenir dans les semaines à venir. Selon leurs analyses, rien ne laisse présager une détente dans la situation actuelle. Le manque de liquidités en euros continue d'alimenter cette dynamique, et les prévisions indiquent même un renforcement de cette tendance.
Ce phénomène s'inscrit dans un contexte où les prix des devises, particulièrement de l’euro, continuent d’exercer une pression sur les finances des particuliers et des entreprises. Les acteurs du marché ne s’attendent pas à une réduction rapide de cet écart, et la situation pourrait persister si les importations automobiles continuent de nourrir la demande en euros.
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Mesures de régulation
Malgré les efforts des autorités algériennes pour réguler le marché des devises et limiter l’impact des transactions informelles, les contrôles aux frontières et dans les institutions bancaires n'ont pas permis de résoudre complètement le déséquilibre entre l'offre et la demande. Les mesures de régulation restent insuffisantes face à la forte pression sur le marché parallèle. La difficulté d'accès aux devises étrangères, combinée à la demande croissante dans des secteurs comme l'importation de véhicules, maintient la tension sur le marché noir.
Ainsi, l’euro continue de pulvériser des records sur le marché noir algérien, atteignant des niveaux jamais vus auparavant. Le manque de liquidités et la forte demande, notamment liée aux importations automobiles, continuent d’alimenter cette hausse. Les perspectives de court terme montrent peu de signes d'un retour à une situation plus stable.
