Les autorités chinoises appliqueront, à partir du 1er janvier 2026, un dispositif destiné à encadrer le secteur de l'automobile, notamment l’exportation. Le ministère chinois du Commerce a annoncé que toute voiture enregistrée depuis moins de 180 jours et affichant un kilométrage nul sera considérée comme un véhicule neuf lors des procédures d’exportation.
Cette mesure impose aux opérateurs souhaitant exporter de tels véhicules de fournir des informations relatives aux services après-vente, ainsi que des indications sur les points de maintenance accessibles aux acheteurs situés hors du territoire chinois.
Selon le ministère chinois du Commerce, l’objectif affiché consiste à encadrer la transmission des documents liés à l’immatriculation et à l’exportation. Le ministère signale également que certains acheteurs étrangers rencontrent des difficultés pour accéder à un service après-vente ou obtenir des pièces détachées, ce qui est présenté comme un élément affectant l’image de plusieurs constructeurs automobiles chinois.
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Pas d'exportation pour les particuliers
La nouvelle réglementation automobile précise que l’exportation de véhicules neufs devra passer directement par les unités de production, ce qui exclura les particuliers et les intermédiaires des opérations de vente concernant ces modèles. Ces derniers ne pourront exporter que des véhicules réellement utilisés selon la classification établie par les autorités chinoises.
Dans une dépêche publiée vendredi 14 novembre 2025, l’agence Associated Press rapporte que les autorités chinoises ciblaient une pratique consistant à immatriculer des automobiles neufs, puis à les exporter sous la catégorie des véhicules d’occasion. Ce procédé permettait à certains constructeurs automobiles de déclarer un volume de ventes supérieur et d’accéder à des allégements fiscaux. L’agence Associated Press indique également que cette pratique fausse les données commerciales en donnant l’apparence d’une réduction des stocks destinés au marché domestique.
Impact potentiel sur les importations en Algérie
L’introduction de ces nouvelles règles pourrait modifier les conditions d’approvisionnement pour plusieurs pays importateurs, dont l’Algérie. Au cours des derniers mois, les importations algériennes de véhicules produits en Chine ont connu une hausse, notamment pour les modèles âgés de moins de trois ans. Le durcissement des procédures chinoises pourrait réduire le nombre de véhicules disponibles à l’exportation via les circuits intermédiaires qui alimentaient une partie du marché algérien.
Les restrictions sur l'exportation de l'automobile annoncées par le ministère chinois du Commerce prévoient une vérification systématique de la nature des véhicules exportés. Les modèles possédant un kilométrage nul et enregistrés récemment ne pourront plus être exportés comme véhicules d’occasion. Cette mesure limite donc l’accès à une catégorie de véhicules qui alimentait une partie des importations algériennes grâce à des coûts réduits.
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Plusieurs points restent à préciser concernant les volumes que les constructeurs chinois mettront effectivement à disposition des marchés étrangers après l’entrée en vigueur de ces règles. Le cadre réglementaire publié par le ministère chinois du Commerce confirme toutefois que les opérations d’exportation des véhicules neufs devront être exclusivement gérées par les fabricants. Les autorités algériennes pourraient être amenées à vérifier la conformité documentaire des véhicules expédiés depuis la Chine afin de déterminer leur catégorie réelle lors de la mise en circulation. Cette vérification porterait notamment sur la date d’immatriculation initiale et sur les informations techniques fournies dans les dossiers de transfert.
