Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle taxe s'applique aux voyageurs algériens qui se rendent en Tunisie. Bien qu’inscrite dans la loi de finances 2026, cette mesure est entrée en vigueur ce dimanche 4 janvier, après un léger retard dû au week-end.
Cette nouvelle taxe concerne tous les véhicules quittant l'Algérie en direction de la Tunisie, qu'il s'agisse de voitures particulières, de utilitaires, de camions ou de bus. L'objectif est de contrôler plus efficacement la consommation de carburant subventionné et de réguler les déplacements transfrontaliers.
Comment payer la taxe carburant ?
Les voyageurs devront impérativement régler cette taxe avant de passer par la douane. Le paiement peut être effectué soit directement aux guichets des impôts, soit en ligne, selon les préférences de chacun. Une fois la taxe réglée, les agents des douanes procéderont à une vérification avant d’autoriser le passage à la frontière. C’est une procédure obligatoire pour tous ceux qui traversent la frontière à destination de la Tunisie.
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La taxe varie en fonction du nombre de passages effectués. Pour un véhicule de tourisme, le tarif est de 1 000 dinars pour un passage, de 5 000 dinars pour deux passages, de 10 000 dinars pour trois passages, et 25 000 dinars au-delà. Pour les véhicules professionnels, comme les utilitaires ou les camions de moins de dix tonnes, le tarif est de 5 000 dinars par passage. Les autobus et poids lourds qui dépassent ce seuil devront s’acquitter d’une taxe de 12 000 dinars par passage.
Qui est exempté ?
Certains véhicules échappent à cette taxe. C’est le cas des véhicules des administrations publiques, des entreprises algériennes opérant à l’étranger, des représentations diplomatiques ainsi que des organisations internationales qui sont accréditées en Algérie. Toutefois, ces exemptions ne s’appliquent que si la Tunisie applique une réciprocité à l’égard de ces catégories.
La mise en place de cette taxe a pour objectif de mieux contrôler la consommation de carburant subventionné et d’encadrer les flux transfrontaliers, particulièrement dans l’Est du pays, où les passages sont fréquents. Bien qu’elle vise à limiter l’exportation de carburant subventionné, cette mesure pourrait entraîner un coût supplémentaire pour ceux qui traversent régulièrement la frontière entre les deux pays. Les transporteurs et les voyageurs fréquents devront donc désormais en tenir compte lors de leurs déplacements.
