L'Algérie a participé aux réunions de l'Opep+ qui ont abouti à de nouvelles décisions concernant les niveaux de production. Le ministre d'État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a pris part à ces concertations aux côtés des autres pays membres.
Mohamed Arkab, ministre d'État et ministre des Hydrocarbures, a participé, ce dimanche 2 août 2026, aux réunions ministérielles de l'alliance Opep+. Selon un communiqué du ministère des Hydrocarbures, sa participation s'est déroulée par visioconférence, en présence du président-directeur général du groupe Sonatrach, Noureddine Daoudi, et du président de l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures, Abdelkader Charefoui.
Le ministre a pris part à deux instances distinctes. La première était la réunion de coordination des sept pays ayant mis en place des réductions volontaires de production au sein de l'Opep+. La seconde était la 67e réunion du Comité conjoint de suivi ministériel (JMMC).
Économie Énergie : Sonatrach prépare son entrée sur deux nouveaux marchés africains
Le comité JMMC était chargé d'évaluer le respect par les pays participants de leurs engagements concernant les réductions volontaires de production au cours des mois de mai et juin 2026. Les discussions ont permis de constater les efforts déployés par les États membres pour honorer leurs engagements.
Les pays concernés par la décision de l’Opep+
Sept pays ont participé à la réunion dédiée aux ajustements de production. Il s'agit de l'Arabie saoudite, de la Russie, de l'Irak, du Koweït, du Kazakhstan, du Sultanat d'Oman et de l'Algérie. Ces sept États avaient préalablement consenti à des réductions volontaires de leur production dans le cadre de l'accord Opep+.
La réunion téléphonique entre ces pays a permis de coordonner la mise en œuvre des décisions relatives aux niveaux de production. Les ministres ont confirmé leur intention de compenser intégralement tout volume produit au-delà des niveaux convenus depuis janvier 2024.
Une hausse concertée de la production
Les sept pays ont convenu d'augmenter leur production collective de 188 000 barils par jour à compter du mois de septembre 2026. Cette décision s'inscrit dans le cadre de l'annulation progressive des réductions volontaires de production adoptées en avril 2023.
Économie Gazoduc Nigeria - Maroc : Tebboune ironise sur le projet
Cette augmentation marque la fin du démantèlement progressif des réductions de 1,65 million de barils par jour convenues en 2023. Après cette hausse, l'alliance prévoit de marquer une pause dans les augmentations de production pour le reste de l'année. Les pays se réuniront à nouveau le 6 septembre 2026 pour décider des niveaux de production du mois d'octobre.
L'impact pour l'Algérie
L'augmentation de la production collective se répercute sur la quote-part de l'Algérie. Le pays augmentera sa production de 6 000 barils par jour au cours du mois de septembre 2026. Cette hausse portera la production algérienne à 1,007 million de barils par jour.
Les pays participants ont réaffirmé leur engagement à maintenir une coordination étroite entre les États membres. Ils ont souligné l'importance du suivi régulier des évolutions du marché pétrolier mondial pour préserver la stabilité des prix et assurer l'équilibre du marché.
Le comité JMMC a salué les efforts des pays membres pour mettre en œuvre leurs engagements, en soulignant que le respect des décisions collectives reste une condition de la stabilité du marché pétrolier. Les sept pays ont convenu de compenser tout dépassement de production constaté depuis janvier 2024.
