Sonatrach signe deux grands contrats pour le projet phosphate intégré

Sonatrach a annoncé la signature de deux nouveaux contrats EPC dans le cadre du projet phosphate intégré (PPI), confirmant l’avancement d’un chantier industriel majeur pour l’Algérie. Les accords ont été conclus avec l’italienne Saipem S.P.A. et la chinoise CHEC et concernent des installations industrielles ainsi que des infrastructures portuaires.

Les deux contrats annoncés par Sonatrach portent sur la conception, l’approvisionnement et la construction des infrastructures prévues dans le cadre du projet phosphate intégré. Le premier accord, conclu avec Saipem S.P.A., concerne la réalisation des installations de transformation et de production d’engrais. Ces infrastructures seront implantées sur les sites de Bled El Hadba, dans la wilaya de Tébessa, et d’Oued Keberit, dans la wilaya de Souk Ahras.

Le second contrat a été signé avec CHEC et porte sur la réalisation des installations portuaires à Annaba. Ces infrastructures doivent notamment permettre l’acheminement vers les marchés internationaux d'une partie de la production destinée à l’exportation.

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Un projet intégré de l’extraction à la production d’engrais

Le projet phosphate intégré repose sur une chaîne industrielle couvrant plusieurs étapes. Le phosphate extrait du gisement de Bled El Hadba doit d’abord être enrichi avant d’être transformé chimiquement. À Oued Keberit, cette matière première sera utilisée dans la production d’engrais phosphatés, tandis que le gaz naturel doit contribuer à la fabrication d’engrais azotés.

Le complexe doit également produire plusieurs produits intermédiaires, notamment de l’acide sulfurique, de l’acide phosphorique et de l’ammoniac. Ce projet stratégique vise à développer une filière intégrée en Algérie, en rapprochant l’extraction des ressources minières et leur transformation industrielle.

Des capacités industrielles importantes

Pour sa première phase, le projet prévoit un complexe d’extraction et d’enrichissement du phosphate à Bled El Hadba. Selon les données communiquées par Sonatrach, sa capacité d’extraction doit atteindre 5,5 millions de tonnes par an, avec une capacité globale de production de 3,2 millions de tonnes de phosphate concentré par an.

Le complexe d’Oued Keberit doit, pour sa part, disposer d’une capacité annuelle de 2,4 millions de tonnes d’engrais phosphatés et de 570 000 tonnes d’engrais azotés, sous forme d’urée. Le dispositif comprend également les utilités et infrastructures auxiliaires nécessaires au fonctionnement des différents sites industriels.

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Le port d’Annaba au cœur de la stratégie d’exportation

Les installations portuaires prévues à Annaba doivent jouer un rôle dans la commercialisation internationale de la production. Elles permettront l’exportation des volumes d’engrais excédant les besoins du marché algérien. Pour Sonatrach, le projet présente ainsi une double dimension. Il doit contribuer à répondre à la demande du secteur agricole national tout en créant une capacité supplémentaire destinée aux marchés extérieurs.

Le groupe présente aussi le projet phosphate intégré comme un levier de développement industriel et régional. La réalisation des différents complexes devrait soutenir la création d’emplois directs et indirects et renforcer la transformation locale des ressources minières.

Avec ces deux contrats EPC, Sonatrach passe vers une nouvelle étape dans la concrétisation de cette filière intégrée, depuis l’extraction du phosphate jusqu’à la production d’engrais et leur acheminement vers les marchés. La prochaine phase du projet devra désormais se traduire par la réalisation progressive des infrastructures prévues sur les différents sites.


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