Les liaisons aériennes entre la France et l’Algérie ont enregistré plusieurs retards et annulations pendant l’été 2026. Une analyse consacrée aux deux mois les plus fréquentés fait apparaître un chiffre qui place Air Algérie au centre de ces perturbations.
Selon une analyse réalisée par MTA Conseil, une société française spécialisée dans les droits des passagers aériens, 91 perturbations importantes ont été recensées en juillet et août 2026 sur les vols reliant la France à l’Algérie. Le relevé prend en compte les annulations et les retards supérieurs à trois heures enregistrés sur les liaisons desservant notamment Alger, Oran, Constantine et Annaba.
Sur ces 91 perturbations, 74 concernaient des vols exploités par Air Algérie, soit environ 81 % du total relevé. Transavia apparaît dans cette analyse avec 13 vols perturbés, tandis qu’Air France en compte quatre.
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21 vols d’Air Algérie retardés en trois jours
Selon les données de MTA Conseil relayées par Algérie360, l’analyse porte plus précisément sur les journées des 15 juillet, 15 août et 20 août 2026. Durant ces trois dates, 21 vols d’Air Algérie au départ de la France et à destination d’Alger, Oran, Constantine ou Annaba ont enregistré un retard supérieur à trois heures.
Les appareils concernés comprenaient des Boeing 737 ainsi que des Airbus A320 et A330, dont la capacité varie approximativement de 100 à 260 sièges. En retenant une estimation minimale de 100 passagers par avion, MTA Conseil évalue à au moins 2 100 le nombre de voyageurs potentiellement touchés pendant ces trois journées. Il s’agit d’une estimation fondée sur une hypothèse d’occupation et non du nombre réel de passagers transportés.
Une indemnisation estimée à 554 000 euros
Pour les vols entrant dans le champ du règlement européen sur les droits des passagers aériens, une annulation ou un retard d’au moins trois heures à l’arrivée peut ouvrir droit à une indemnisation. Le montant peut atteindre entre 250 et 400 euros par voyageur sur les liaisons entre la France et l’Algérie, selon la distance et les conditions prévues par la réglementation.
En appliquant une indemnité moyenne de 264 euros aux 2 100 passagers estimés, MTA Conseil aboutit à un montant potentiel d’environ 554 000 euros pour les trois journées étudiées. Cette somme ne correspond pas à des indemnisations effectivement versées : chaque demande dépend notamment du motif de la perturbation, de l’aéroport de départ et de l’existence éventuelle de circonstances extraordinaires.
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Le trafic entre les deux pays représente un marché important pour les transporteurs présents sur cet axe. D’après les données de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC), plus de 5,8 millions de passagers ont voyagé entre la France et l’Algérie en 2025.
À partir des données d’activité d’Air Algérie pour 2024, la compagnie transporterait près de la moitié des voyageurs sur cet axe, soit environ trois millions de passagers par an. Les liaisons France-Algérie représenteraient par ailleurs près de 30 % de son trafic total.
