BMW pourrait prochainement faire son retour sur le marché automobile algérien. Au-delà de la reprise des ventes, le constructeur allemand étudierait également la possibilité d’implanter une usine en Algérie. À ce stade, le projet industriel reste à l’étude
Le constructeur allemand prépare son retour en Algérie après plusieurs années d’interruption de la commercialisation de véhicules neufs, consécutive à la refonte de la politique automobile nationale. Encore mieux, un projet de nouvelle usine est actuellement envisagé.
Cette deuxième perspective constitue l’élément le plus important du dossier. BMW ne se limiterait donc potentiellement pas à revenir comme marque importée sur le marché algérien : le groupe étudierait une présence industrielle locale.
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BMW : aucune usine officiellement annoncée pour le moment
Il convient cependant de distinguer les deux volets. Le retour commercial de BMW est en préparation, tandis que l’éventuelle usine reste au stade de l’étude. Aucune information publique confirmée ne permet encore de connaître le lieu d’implantation, le montant de l’investissement, la capacité annuelle, les modèles susceptibles d’être produits ou le partenaire algérien retenu.
Une éventuelle implantation devrait par ailleurs respecter le nouveau cadre algérien applicable à la construction automobile. Le décret exécutif 22-384 du 17 novembre 2022, modifié en 2024, fixe les conditions d’exercice de cette activité et impose notamment des engagements industriels et une progression de l’intégration locale.
Le cahier des charges prévoit également, pour les véhicules de tourisme et utilitaires légers, la mise en place d’opérations industrielles telles que l’emboutissage, la soudure et la peinture à partir d’un certain stade du projet, directement ou par recours à la sous-traitance locale.
Un marché automobile algérien en pleine recomposition
L’intérêt prêté à BMW intervient alors que plusieurs projets industriels automobiles progressent en Algérie. L’exemple le plus avancé reste l’usine Fiat de Tafraoui, près d’Oran. Stellantis indique avoir produit 17 000 véhicules en 2024 puis 53 000 en 2025. Le groupe prévoit 90 000 unités en 2026 et mène actuellement une extension devant porter la capacité du site à 135 000 véhicules par an d’ici 2028.
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Ce contexte pourrait rendre le marché algérien plus attractif pour d’autres constructeurs internationaux souhaitant combiner commercialisation locale et implantation industrielle.
BMW dispose en tout cas des capacités financières et industrielles nécessaires pour étudier de nouveaux marchés. Le groupe a livré environ 2,464 millions de véhicules en 2025, soit une hausse de 0,5 % sur un an. Les véhicules électrifiés ont représenté environ 26 % de ses ventes mondiales, dont près de 18 % pour les modèles entièrement électriques.
Pour le marché algérien, la prochaine étape sera désormais de savoir sous quelle forme BMW organisera son retour commercial et si l'étude industrielle débouchera effectivement sur un investissement.
