Gaz : l’Algérie perd sa première place sur le marché espagnol en septembre

L’Algérie a reculé à la deuxième place des fournisseurs de gaz de l’Espagne en septembre 2026, derrière les États-Unis. Dans le même temps, Madrid n’a importé aucune cargaison de gaz naturel liquéfié russe, une situation inédite depuis 2021.

Le marché espagnol du gaz connaît un nouveau changement. En septembre 2026, les États-Unis ont renforcé leur position de premier fournisseur de l’Espagne, tandis que les livraisons algériennes ont diminué. Selon les données publiées par le gestionnaire espagnol du réseau gazier Enagás et rapportées par le média spécialisé Attaqa, les importations espagnoles ont atteint 27,93 térawattheures (TWh), en baisse de 6,1 % par rapport au mois d’août.

Les États-Unis creusent l’écart avec l’Algérie

Les États-Unis ont fourni 13,46 TWh de gaz à l’Espagne en septembre, soit 48,2 % des importations totales. Le volume a fortement progressé par rapport aux 7,45 TWh enregistrés en septembre 2025. L’Algérie arrive en deuxième position avec 8,17 TWh, représentant 29,3 % des approvisionnements espagnols. Ce volume était de 10,313 TWh en août 2026. Les livraisons algériennes ont donc reculé d’environ 20,8 % en un mois.

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Autre élément notable : aucune cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) algérien n’est arrivée en Espagne en septembre. Les livraisons algériennes ont été assurées par gazoduc, notamment via le réseau reliant les deux pays.

Cette évolution concerne toutefois les chiffres mensuels. Sur les neuf premiers mois de 2026, l’Algérie reste le premier fournisseur de gaz de l’Espagne, avec 34,2 % des approvisionnements, devant les États-Unis, à 30,7 %. Le recul de septembre ne signifie donc pas que l’Algérie a perdu sa première place sur l’ensemble de l’année.

L’Espagne n’a reçu aucun GNL russe en septembre

L’autre fait marquant concerne la Russie. Pour la première fois depuis 2021, l’Espagne n’a importé aucune cargaison de GNL russe au cours d’un mois de septembre. Les livraisons russes avaient atteint 2,13 TWh en août 2026 et 1,128 TWh en septembre 2025.

L'interruption des livraisons en septembre intervient alors que l’Europe prépare la sortie progressive des importations de gaz russe. Cette absence ne signifie pas pour autant que l’Espagne a définitivement cessé d’acheter du gaz russe. Elle concerne uniquement les importations enregistrées pendant le mois étudié.

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Le Nigeria complète le podium

Le Nigeria occupe la troisième place parmi les fournisseurs de gaz de l’Espagne en septembre, avec 3,05 TWh de GNL, soit 10,9 % du total. Le Portugal arrive ensuite avec 2,25 TWh de gaz acheminé par réseau, suivi de la France, avec 0,934 TWh.

Au total, les chiffres de septembre montrent une progression de la place américaine sur le marché espagnol et un recul ponctuel des livraisons algériennes. Pour l’Algérie, l’évolution des prochains mois permettra de déterminer si cette baisse reste temporaire ou si elle modifie durablement la répartition des fournisseurs de gaz de l’Espagne.

 


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