L’Algérie poursuit le développement de son industrie automobile en accordant une place croissante à la fabrication locale. Après la relance de la production de véhicules et l’annonce de nouveaux projets industriels, le président Abdelmadjid Tebboune a fixé un objectif pour les prochaines années. Sa réalisation repose notamment sur des partenariats avec des entreprises étrangères et le développement d’une filière nationale de composants automobiles.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé mercredi 14 octobre 2026 que l’Algérie ambitionne de produire une voiture algérienne d’ici fin 2028. Cette déclaration a été faite lors de la rencontre nationale avec les opérateurs économiques, organisée au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal, à Alger.
« Si les choses se déroulent comme nous l’avons prévu avec les Allemands et les Italiens, nous aurons une voiture algérienne d’ici la fin de 2028 », a déclaré le chef de l’État, cité par l’agence de presse APS.
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Le président a précisé que ce projet devrait intégrer des composants fabriqués en Algérie, notamment une boîte de vitesses et des pneumatiques. Il a insisté sur la nécessité de développer une véritable activité industrielle, allant au-delà des simples opérations d’assemblage.
Abdelmadjid Tebboune a également réaffirmé sa volonté d’atteindre cet objectif, qu’il a présenté comme un engagement en faveur du développement de l’industrie nationale.
Des partenariats avec des entreprises allemandes et italiennes
La concrétisation de ce projet repose notamment sur une coopération avec des partenaires industriels allemands et italiens. Le président a évoqué les discussions engagées avec ces entreprises pour renforcer les capacités nationales de production automobile.
L’objectif consiste à fabriquer localement une partie des composants nécessaires à la production des véhicules, afin de réduire la dépendance aux pièces importées. Cette orientation concerne notamment les équipements mécaniques et les pneumatiques.
🇩🇿📌| Le président Abdelmadjid #Tebboune 🎙️ :
D’ici 2028, nous devons avoir une voiture algérienne 🇩🇿 équipée d’un moteur algérien. https://t.co/tC61yf4Q4j
— DZair Média (@DzairMediaa) June 25, 2026
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La fabrication d’une boîte de vitesses en Algérie figure parmi les objectifs évoqués par le chef de l’État. Elle suppose le développement d’activités industrielles spécialisées dans la production et l’assemblage de composants mécaniques.
Ce projet s’inscrit dans la politique de diversification économique présentée lors de la rencontre avec les opérateurs économiques. Les autorités entendent notamment renforcer la production nationale et réduire le recours aux importations.
Fiat : la production automobile relancée à Oran depuis 2023
L’annonce présidentielle intervient alors que l’industrie automobile algérienne connaît plusieurs évolutions depuis l’implantation du constructeur italien Fiat, filiale du groupe Stellantis. En décembre 2023, Fiat a inauguré son usine de Tafraoui, dans la wilaya d’Oran. Le site produit notamment des véhicules utilitaires, dont les versions tôlée et vitrée du Fiat Doblò.
En septembre 2025, le constructeur a également engagé le processus d’industrialisation de la Fiat Grande Panda selon le mode CKD, qui consiste à assembler localement des véhicules à partir de composants livrés en kits.
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Ce projet prévoit une augmentation progressive de la proportion de pièces fabriquées en Algérie. Un taux d’intégration locale de 30 % figure parmi les objectifs associés au développement de cette production. La montée en puissance de l’usine de Tafraoui s’accompagne également de projets visant à favoriser l’installation de fournisseurs et de fabricants de composants automobiles sur le territoire national.
Hyundai, Chery et Opel : d’autres projets de fabrication en Algérie
Parallèlement aux activités de Fiat, plusieurs constructeurs internationaux ont annoncé leur intention de développer des projets industriels en Algérie.
Les marques Hyundai et Chery figurent notamment parmi les entreprises ayant présenté des projets de fabrication de véhicules dans le pays. Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté de développer une industrie automobile reposant davantage sur la production locale.
De son côté, Opel, également filiale du groupe Stellantis, a évoqué un projet industriel portant sur la fabrication de véhicules et de moteurs en Algérie.
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Le développement de cette activité s’accompagne de projets d’implantation d’unités spécialisées dans la fabrication de composants. Plusieurs initiatives concernent notamment les pièces en plastique, les plaquettes de frein et les éléments de carrosserie.
Ces investissements visent à constituer un réseau local de fournisseurs capable d’approvisionner les usines automobiles et d’augmenter progressivement le taux d’intégration nationale.
