Au Québec, des couples doivent patienter plusieurs années avant de pouvoir vivre ensemble au Canada. Pour certains conjoints parrainés depuis l’étranger, les délais de traitement peuvent atteindre près de trois ans.
Face à cette situation, des familles demandent au Parti québécois (PQ) de respecter son engagement d’accélérer la réunification familiale, alors que les démarches impliquent à la fois les autorités provinciales et fédérales.
Des délais qui peuvent atteindre 33 mois
La durée d’attente constitue l’une des principales difficultés rencontrées par les personnes qui souhaitent faire venir leur époux ou leur conjoint au Québec. Selon les données présentées par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), les délais de traitement des demandes de résidence permanente pour les époux et conjoints souhaitant s’établir au Québec atteignaient environ 33 mois pour les demandes déposées depuis l’étranger, au 31 janvier 2026. Pour les demandes présentées depuis le Canada, le délai était d’environ 25 mois.
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Ces chiffres concernent le traitement des demandes de résidence permanente et ne signifient pas que chaque dossier prendra nécessairement autant de temps. La durée réelle peut varier selon la situation du demandeur et l’évolution du dossier.
Pour les couples concernés, cette attente peut se traduire par de longues périodes de séparation, avec des conséquences sur la vie familiale, les projets de logement et l’organisation du quotidien. Certains doivent également supporter les frais liés aux déplacements pour maintenir leurs liens pendant la procédure.
Le Parti québécois appelé à respecter sa promesse
Cette situation relance les demandes adressées au Parti québécois. Dans son programme de 2024, le PQ avait annoncé vouloir ramener à moins de 24 mois les délais concernant les dossiers de conjoints et d’enfants de résidents permanents. Des familles séparées demandent désormais que cet engagement se traduise par des mesures concrètes et un calendrier précis.
La question est toutefois complexe, car le Québec et le gouvernement fédéral interviennent à différentes étapes du processus. La province gère notamment l’engagement du répondant dans le cadre du regroupement familial, tandis que les autorités fédérales traitent les demandes de résidence permanente. Une accélération suppose donc de tenir compte des compétences et des procédures des deux administrations.
Un plafond de 15 700 demandes jusqu’en 2028
Les règles québécoises constituent un autre élément important du dossier. Pour la période allant du 2 juillet 2026 au 30 juin 2028, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) peut recevoir un maximum de 15 700 demandes d’engagement dans le cadre du regroupement familial.
Sur ce total, 13 300 demandes sont réservées au parrainage d’un époux, d’un conjoint de fait ou d’un partenaire conjugal. Les 2 400 autres concernent notamment les parents et les grands-parents. Certaines demandes, dont celles visant des enfants à charge dans les catégories prévues, sont exemptées du plafond.
Lorsque le maximum est atteint dans une catégorie, le ministère ne reçoit plus de nouvelles demandes relevant de celle-ci jusqu’à la fin de la période concernée. Un calendrier détermine également quand certaines personnes peuvent déposer leur dossier.
