Les touristes étrangers qui se rendent dans le sud de l’Algérie pourraient être concernés par une nouvelle grille de frais. La commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) propose en effet de revoir les montants liés à la régularisation de la situation des visiteurs étrangers dans les régions du Sud, dans le cadre des amendements au projet de loi de finances (PLF) 2027.
Trois niveaux de frais sont proposés, en fonction de la durée du séjour. Le montant serait fixé à 10 000 dinars pour une période de un à sept jours. Pour les séjours de huit à quinze jours, la somme envisagée passerait à 15 000 dinars. Enfin, les touristes concernés par une présence de seize à trente jours pourraient devoir s’acquitter de 20 000 dinars.
Cette grille distingue donc trois durées de séjour, avec un montant progressif pouvant atteindre 20 000 dinars pour une période allant jusqu’à un mois. Il s’agit toutefois, à ce stade, d’une proposition formulée par la commission parlementaire et non d’un tarif définitivement entré en vigueur.
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Des propositions intégrées au PLF 2027
Ces dispositions figurent parmi les modifications examinées par la commission des finances et du budget dans le cadre de son rapport préliminaire sur le projet de loi de finances 2027. Celui-ci comprend des amendements portant sur plus de 25 articles.
La commission propose également de revoir d’autres prélèvements. Le droit de voirie et d’assainissement, indiqué à 500 dinars, passerait ainsi à 1 000 dinars. Une autre disposition concerne la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) appliquée aux services d’itinérance internationale : son paiement serait confié aux opérateurs de téléphonie mobile exerçant en Algérie.
Pour les touristes étrangers souhaitant découvrir le Sahara et les régions du Sud, la proposition relative aux frais de régularisation constitue le principal changement à suivre dans ce volet du PLF 2027. Il reste néanmoins à attendre l’examen du projet de loi et le sort réservé à ces amendements. Les montants de 10 000, 15 000 et 20 000 dinars ne doivent donc pas être considérés comme des tarifs déjà applicables.
