Cafés littéraires en Kabylie
Cafés littéraires en Kabylie

Les nouveaux Walis récemment installés en Kabylie, dans les wilayas de Tizi-Ouzou et de Béjaia, semblent rentrés dans une guerre ouverte contre les activités culturelles, notamment les cafés littéraires.

Dans une note de service notifiée par le Wali de Béjaia, Maabed Ahmed, le café littéraire de Chemini est interdit de toute activité culturelle sous réserve d’obtenir une autorisation. Malgré cette interdiction, les responsables du café littéraire ont pu organiser une conférence-débat hier portant le thème « Blocage de l’investissement et du développement économique à Béjaïa : cas de Cevital ». Les animateurs ont bénéficié du soutien des citoyens et des activistes, tels que Kader Sadji, membre du café littéraire de Bejaïa, de Hocine Boumedjane, de Sabrina Souagui et beaucoup d’autres activistes.

Du côté de Tizi Ouzou, l’association culturelle Tiɛewinin qui prévoit d’organiser aujourd’hui une conférence, a été informée par le biais du Maire de Bouzeguene que l’activité sera indirectement interdite, notamment en procédant à la fermeture du centre culturel Ferrat Ramdane. « Selon les informations qui nous sont parvenues par le biais du Maire de Bouzeguene, [faisant état] de la volonté du chef de la Daira d’empêcher la tenue du café littéraire prévu samedi 20 octobre au centre culturel Ferrat Ramdane », lit-on dans une déclaration de l’association Tiɛewinin. Au moment où nous mettons cet article en ligne, la web-radio du café littéraire de Bouzeguene commence à émettre en direct.

Rappelons que le maire de Béjaia a annoncé l’annulation du Festival de la chanson Amazigh au mois de juillet passé avant de céder à la pression populaire. Un bras de fer entre l’administration locale et les activistes culturels s’annonce très serré, vu les interdictions et les bravades.

Affaire à suivre..

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