Tariq Ramadan accusé de viol

L’islamologue suisse de 56 ans , accusé  et mis en examen pour viols, a reconnu avoir eu des rapports sexuels avec deux de ses accusatrices, ce qu’il niait jusqu’alors. Tariq Ramadan assure cependant, que tous les rapports sexuels étaient consentis.

Une année s’est écoulée après la première plainte contre lui. L’icône d’un islam moderne et pacifiste, Tariq Ramadan, mis en examen pour le viol de deux femmes avec lesquelles il a nié jusqu’ici tout rapport physique, a finalement reconnu hier devant les juges avoir eu des relations sexuelles consenties avec elles.

Des relations sexuelles consenties :

Tariq Ramadan avait donc menti. Et ce n’est qu’après avoir révélé des centaines de SMS échangés avec l’une des plaignantes, qu’il aurait  voulu  revenir sur ses déclarations. Il a donc reconnu des relations sexuelles avec Henda Ayari et « Christelle » (un prénom d’emprunt), les deux premières femmes à avoir déposé plainte contre lui, en octobre 2017, pour viols.

« je n’avais pas dit la vérité, j’avais menti », a-t-il déclaré devant la cour. L’avocat de Tariq Ramadan explique que son client a nié ces relations sexuelles pendant les neuf premiers mois de l’instruction par «bêtise étant donnée la pression médiatique » . La nouvelle ligne de défense de son client se basera sur le fait que : les relations avec les deux plaignantes ont été « parfaitement souhaitées et consenties ».

399 SMS, 399 preuves …

En tout 399 SMS retirés de l’appareil et versés soigneusement  dans le dossier d’instruction fin septembre. Ces échanges ne laissent guère de doute sur la réalité d’un rapport physique dans la chambre du quinquagénaire suisse.

Le 10 octobre 2009, Tariq Ramadan avait écrit à « Christelle », en début de soirée : « J’ai senti ta gêne… désolé pour ma “violence”. J’ai aimé… Tu veux encore ? Pas déçue ? » Puis, quelques heures plus tard : « Tu n’as pas aimé… Je suis désolé, [Christelle]. Désolé. »