VIH – Les malades algériens qui subissent l’injustice d’un système de santé malade doivent subir encore une autre injustice commise par le laboratoire ViiV producteur de la première molécule en lice des nouvelles thérapies du VIH; Le Dolutegravir en l’occurrence qui assure des traitements plus efficaces, moins toxiques et avec moins de risque de résistance pour les malades séropositifs.

En effet, le laboratoire ViiV producteur du Dolutegravir, vendu dans les pays développés à 14.000$ par patient et par an, a cédé le traitement avec une Licence Volontaire à tous les pays africains avec le prix de 42$ par patient et par an, à l’exception de l’Algérie, à partir de janvier 2018, selon International Treatment Preparedness Coalition-MENA (ITPC-MENA) dans un communiqué relayé par medias24.

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Le laboratoire qui a autorisé tous les pays africains à utiliser des versions génériques du traitement avec des prix très abordables, a refusé d’inclure l’Algérie «Lors de la réunion de Marrakech les représentants de ViiV ont été catégoriques sur l’exclusion de l’Algérie, pourtant ils ont cédé sur la Jordanie et la Tunisie, deux pays également exclus à l’origine, que le laboratoire a promis d’inclure dans la licence volontaire. Devant l’obstination du laboratoire, nous n’avons plus le choix que de nous tourner vers l’Etat Algérien qui doit désormais prendre ses responsabilités et user de son droit à émettre une licence d’office» rapporte la même source citant Scander Soufi de l’association ANISS.

l’Association ANISS et ITPC-MENA interpellent l’Etat algérien pour intervenir et user de son droit en émettant une licence d’office, pour permettre à ses patients séropositifs de bénéficier des versions génériques de ce traitement avec des prix abordables.

Après plus d’un mois de l’appel lancé par les deux organismes, l’Etat algérien n’a pas communiqué sur l’affaire et n’a pas réagi à l’exclusion de ses citoyens.