Kabylie. Chiffres alarmants : Tizi Ouzou «capitale» du suicide en Algérie !
Kabylie. Chiffres alarmants : Tizi Ouzou «capitale» du suicide en Algérie !

Le Pr Boulassel, spécialiste en médecine légale, livre un constat alarmant sur le phénomène des suicides avec des chiffres qui donnent froid dans le dos en classant la Kabylie comme l’une des régions les plus touchées et Tizi Ouzou comme la première wilaya sur le niveau national.

Cité par nos confrères de La dépêche de Kabylie, les conclusions de l’étude menée par le Pr Boulassel sur l’ampleur que connaît le phénomène de suicides en Kabylie et plus précisément dans la wilaya de Tizi Ouzou, devraient interpeller tous les acteurs sociaux pour une prise en charge sérieuse du problème.

«le spécialiste affirme que la prédominance pour le suicide est du côté des hommes, avec un chiffre de 302 suicides. En effet, il a été démontré que même les enfants se donnent la mort. Au niveau du service de médecine légale de CHU Neddir Mohamed, l’on nous a fait apprendre qu’un enfant de 9 ans s’est ôté la vie. Le nombre de femmes qui ont mis fin à leurs jours, toujours selon la même étude, est de 106 femmes. Le mode de suicide le plus répandu est la pendaison avec 176 cas. S’agissant du profil du suicidé, d’après les données recueillies au niveau du service de médecine légale du CHU, il est généralement jeune et en bonne situation socio-économique (à 44%). Au cours des trois dernières années, la wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré plus de 200 cas de suicides. Les régions les plus concernées par ce phénomène sont le chef-lieu de wilaya, suivi de la région de Draâ El-Mizan, puis Azazga et Larbâa Nath Irathen.» rapporte le journal Sus-cité.

Par ailleurs, sur le niveau national et selon le Dr Mohamed Taleb président de la a Société franco-algérienne de psychiatrie (SFAP) dira lors de son 6e congrès sur le thème : “Suicide, addiction, santé et population”, tenu à Oran: “l’Algérie était considérée comme un pays où le nombre de suicides était faible à l’image des pays musulmans puisque l’on avait une incidence de 3 à 4 suicides pour 100 000 habitants. Mais depuis les évènements tragiques, nous avons le sentiment que ce problème est devenu plus important au même titre que la consommation de drogue. La situation est préoccupante avec l’apparition de drogues dures comme la cocaïne, le crack ou l’héroïne … Il est urgent de mobiliser l’ensemble de la société algérienne, avec l’implication de tous, médecins, spécialistes, sociologues, représentants des corps de sécurité, de la justice” a t-il dit.

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