Sans papiers algériens en France
Sans papiers algériens en France

Mme Catherine Wihtol de Wenden, docteur en science politique, Juriste et politiste spécialiste des migrations internationales, préconise la régularisation de tous les algériens «sans-papiers» en France et plaide pour l’ouverture du marché de travail  pour les migrants qui arrivent sur le territoire européen.

La présidente du Comité de recherche « Migrations » de l’Association internationale de sociologie, Mme Catherine Wihtol de Wenden plaide essentiellement pour la libéralisation du marché de travail pour éradiquer l’immigration clandestine. Elle pointe du doigt le sous-développement des pays du Sud, les changements climatiques, les conflits armés et la mondialisation, comme facteurs principaux de l’accentuation des flux migratoires vers l’Europe, dans des déclarations à la presse lors d’une rencontre à la Faculté de sciences politiques de Paris.

Répondant à une question d’un média algérien, la juriste et politiste estime que l’initiative des pays européens visant ouvrir des centre de rétention des migrants dans les pays de la rive sud de la méditerranée, notamment ceux de l’Afrique du Nord dont l’Algérie, est une démarche désespérée. Selon Mme. Catherine Wihtol de Wenden, la solution pour lutter contre l’immigration clandestine, est dans l’ouverture du marché du travail en France et en Europe qui a toujours été une terre d’accueil.

Elle préconise également la régularisation des algériens en situation irrégulière sur le territoire français au cours de la prochaine décennie. Ils sont, rappelons le, estimés au nombre de 10 000 algériens «sans-papiers» en France. La diaspora algérienne dans l’hexagone représente 92% des algériens établis en Europe.

Catherine de Wenden est docteur en science politique de Sciences Po. Elle a été consultante pour divers organismes dont l’OCDE, la Commission européenne, le HCR, le Conseil de l’Europe. Depuis 2002, elle préside le Comité de recherche « Migrations » de l’Association internationale de sociologie. Elle est membre de la Commission nationale de déontologie de la sécurité entre 2003 et 2011. Elle est également membre du comité de rédaction des revues Hommes et migrations, Migrations société et Esprit.

Juriste et politiste elle a mené de nombreuses enquêtes de terrain sur les relations entre les migrations et la politique en France. Ses recherches comparatives portent sur les flux, les politiques migratoires et la citoyenneté en Europe et dans le monde.

Lire également: Visas pour la France : nouvelles dispositions pour les algériens