Vol intercepté par l'armée française : la version d'Air Algérie
Vol intercepté par l'armée française : la version d'Air Algérie

La compagnie nationale de transport aérien, Air Algérie, s’est expliquée hier soir par rapport à l’interception de l’un de ses vols commerciaux par un chasseur de l’armée de l’air française, qui avait eu lieu mardi dernier.

Selon Reda Toubal Seghir, chef de division des affaires générales d’Air Algérie, l’avion « a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français qui a donné un code radar et l’a autorisé à opérer directement vers un point de navigation. Une instruction qui a été suivie par l’équipage d’Air Algérie ». Le contact entre l’appareil d’Air Algérie et les contrôleurs aériens français aurait ensuite été interrompu « jusqu’au moment où un avion d’une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours lui demandant d’entrer en contact avec le contrôle aérien français » a expliqué le même responsable à l’agence officielle APS.

« Prenant contact avec le contrôle aérien français, ce dernier informa notre équipage qu’une procédure d’identification a été initiée par les militaires français par l’envoi d’un chasseur, qui est une procédure de sécurité applicable à l’ensemble des compagnies aériennes. Elle vise à s’assurer, en cas de perte de communication radio ou de déviation de trajectoire sans autorisation, que l’aéronef n’est pas sous le coup d’une intervention illicite ou autre » a souligné le même responsable, qui explique également que « l’équipage demeure en toute circonstance à l’écoute sur deux fréquences : la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l’avion ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail. ». « À aucun moment, l’équipage de notre vol n’a reçu d’appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas. » a-t-il également fait savoir.

Pour rappel, le Boeing 737 d’Air Algérie assurant une liaison commerciale entre Constantine et l’aéroport de Lyon-Saint-Éxupéry avait été intercepté mardi 09 janvier aux environs de 11H45 par un chasseur Mirage 2000 de l’armée de l’air française après avoir « cessé de répondre au contrôle aérien français, alimentant le doute sur les intentions de l’équipage » a expliqué le ministère des armées françaises dans un communiqué sur son site internet.


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