Le secteur du bâtiment traverse une période de crise sans précédent. En effet, après la faillite de 50 000 entreprises dans le secteur, 350 000 autres risquent de déposer le bilan. Une situation ayant de lourdes répercussions sur l’emploi avec 1 700 000 postes menacés.

Ainsi, le secteur souffre de manque de marchés suite au gel des grands chantiers à cause de la crise économique que traverse le pays. Les entreprises ont déjà commencé à licencier leurs employés et sombrent dans la zone rouge, selon Zakir Fezaz, porte-parole de la Confédération algérienne du patronat (CAP).

Ce dernier qui s’est exprimé sur le journal Echorouk a appelé les autorités à relancer les chantiers au niveau des mairies et wilayas afin de sauver le secteur. Il considère que « le secteur du bâtiment doit être la priorité du nouveau président ».

Le porte-parole de la CAP a dressé un tableau noir de la situation. Il affirme que « malgré le payement des redevances de l'État aux entrepreneurs, avec l’argent de la planche à billets, les entreprises souffrent du manque de débouchés ». Il avertit les autorités sur les conséquences désastreuses sur le marché du travail et appelle à « l’ouverture d’un dialogue sérieux avec les entreprises concernées ».

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Il faut signaler que la stagnation du secteur du bâtiment et surtout le résultat du déficit budgétaire et des décisions du gouvernement à geler les grands projets concernant les infrastructures de base. La crise qui a éclaté aujourd’hui a commencé à la fin de l’année 2014 lors que le pétrole principal pourvoyeur de devise a chuté.

Cette crise du bâtiment n’est pas sans conséquence sur d’autres secteurs notamment l’industrie de fabrication des matériaux de construction. Dans ce secteur aussi, la production a baissé de près de 80 %.