Sonatrach prépare de nouvelles installations destinées à récupérer le gaz torché sur le champ pétrolier d’Ourhoud, dans le sud de l’Algérie. Le groupe public a lancé un appel d’offres pour la réalisation de ce projet, inscrit dans son programme de réduction du torchage.
L’opération doit permettre de capter le gaz associé à la production pétrolière au lieu de le brûler. Le site concerné représente une part importante de la production nationale de pétrole.
Un appel d’offres pour récupérer le gaz torché à Ourhoud
Sonatrach a lancé, le 31 août 2026, un appel d’offres portant sur la réalisation d’installations de récupération des gaz torchés sur le champ d’Ourhoud. Le marché sera exécuté sous la forme d’un contrat EPC, comprenant les études d’ingénierie, l’approvisionnement en équipements et la construction des installations.
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Le champ pétrolier d’Ourhoud se trouve à environ 320 kilomètres au sud-est de Hassi Messaoud. Il est exploité par un consortium réunissant Sonatrach, le groupe italien ENI, l’entreprise américaine Occidental Petroleum, également appelée Oxy, les groupes espagnols Cepsa et Repsol ainsi que l’entreprise indonésienne Pertamina.
Selon les données du ministère des Hydrocarbures citées par L’Algérie Aujourd’hui, le champ d’Ourhoud occupe la deuxième position parmi les plus grands champs pétroliers d’Algérie, derrière celui de Hassi Messaoud. Il représente environ 17 % de la production pétrolière totale du pays.
Le projet concerne le gaz associé extrait en même temps que le pétrole. En l’absence d’équipements permettant de le récupérer et de le traiter, ce gaz est brûlé à la torche sur les sites de production.
Sonatrach vise zéro torchage de routine à l’horizon 2030
La récupération du gaz à Ourhoud s’inscrit dans le programme de Sonatrach visant à atteindre l’objectif de zéro torchage de routine à l’horizon 2030. Les nouvelles installations permettront de réduire les volumes de gaz brûlés lors de l’exploitation du gisement.
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Le torchage entraîne des émissions de dioxyde de carbone et d’autres polluants atmosphériques. Les équipements prévus à Ourhoud serviront à capter et à traiter le gaz associé issu de la production pétrolière.
D’après les données de la Banque mondiale, plus de 8 milliards de mètres cubes de gaz sont torchés chaque année en Algérie. Ces volumes ne sont ni commercialisés ni utilisés par les installations industrielles.
Le gaz récupéré pourra notamment être destiné à l’industrie pétrochimique algérienne. Sa valorisation nécessitera des installations de traitement et de transport adaptées.
Plusieurs sites déjà concernés par la récupération du gaz
Le champ d’Ourhoud n’est pas le premier site algérien concerné par des opérations de récupération du gaz torché. Sonatrach a déjà engagé des projets similaires dans plusieurs installations pétrolières et gazières du pays.
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Entre 2023 et 2024, le groupe a récupéré 500 millions de mètres cubes de gaz. Ces opérations ont porté sur du gaz associé qui aurait autrement été brûlé sur les sites de production.
Le projet d’Ourhoud prévoit l’intégration de nouveaux équipements de captage et de traitement aux infrastructures du champ pétrolier.
