Gaz : l’Algérie avance vers le torchage quasi nul

L’Algérie poursuit ses efforts pour réduire le torchage du gaz associé à la production pétrolière. Plusieurs projets sur son territoire ont permis de diminuer la quantité de gaz brûlé, notamment dans le champ de Tin Fouyé Tabenkort, situé entre les wilayas d’Illizi et de Ouargla.

Le champ de Tin Fouyé Tabenkort a enregistré une baisse de 36 % du torchage du gaz associé. Cette approche a été étendue à d’autres sites, comme Ain Amennas et certains champs de la région de Berkine. Des projets de plus petite échelle, mis en place dans des installations de gaz naturel liquéfié, ont également montré une réduction du torchage supérieure à 30 %.

D’après un rapport de l’unité de recherches sur l’énergie consulté par Echorouk, la réduction du torchage en 2024 a atteint 4 %, soit environ 0,3 milliard de mètres cubes. Cette baisse est intervenue en parallèle d’une diminution de 5 % de la production pétrolière. L’intensité du torchage, mesurée par mètre cube de gaz brûlé par baril, a augmenté de 2 %, dépassant 19 mètres cubes par baril.

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La société Sonatrach, principal producteur de pétrole et de gaz en Algérie, est responsable de 80 % du total du torchage dans le pays. Huit de ses sites majeurs ont réduit collectivement 0,8 milliard de mètres cubes de gaz brûlé, Tin Fouyé Tebenkort étant le site le plus important dans ce domaine.

Situation régionale du torchage

En Irak, le torchage du gaz associé a atteint environ 1,75 milliard de pieds cubes par jour, soit 18,18 milliards de mètres cubes par an en 2024. Cette quantité représente près de la moitié de la production nationale. La capacité de traitement du gaz a augmenté, passant de 1,3 milliard de pieds cubes par jour en 2023 à 2,1 milliards en 2024. Les pertes économiques liées au torchage sont évaluées entre 2,5 et 3 milliards de dollars chaque année. Cette situation entraîne aussi une perte de production électrique estimée à 15 000 mégawatts et l’émission de 2,5 millions de tonnes de dioxyde de carbone par milliard de mètres cubes de gaz brûlé.

En Libye, le torchage a diminué de 8 % en 2024, après avoir augmenté de 25 % en 2023. La baisse est liée à la fermeture de certains champs pétroliers et à une réduction de 5 % de la production de pétrole. Les sociétés Sirte Petroleum, Al-Sareer et Al-Waha ont contribué à l’amélioration des réseaux de transport des condensats, à la réhabilitation des systèmes de séparation du gaz et à la mise en service de nouveaux compresseurs. Le torchage en Libye devrait atteindre 120 millions de pieds cubes par jour en 2026 et se rapprocher de zéro d’ici 2030, conformément aux engagements de l’accord de Paris sur le climat.

Suivi et exploitation du gaz en Algérie

En Algérie, les projets de réduction du torchage visent à mieux utiliser les volumes de gaz disponibles. Les résultats observés à Tin Fouyé Tabenkort et dans les petites installations de gaz naturel liquéfié montrent une diminution progressive du gaz brûlé. Sonatrach suit attentivement les sites où le torchage reste élevé et identifie les zones nécessitant des interventions supplémentaires.

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Les données montrent que la baisse du torchage varie selon les sites et que l’intensité du gaz brûlé peut parfois augmenter malgré la réduction du volume global. Les expériences algériennes fournissent des repères utiles pour d’autres régions confrontées à un torchage important et permettent un suivi régulier de la production et de la gestion du gaz associé.


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