Le constructeur automobile allemand Volkswagen a décidé de geler ses activités en Algérie, selon l’agence de presse allemande DPA . Cette dernière a évoqué hier 13 décembre de multiples raisons notamment la crise politique que traverse l’Algérie ainsi que l’implication de son partenaire algérien le Groupe Sovac dans des affaires de corruption.

Ainsi, le groupe allemand affirme à la même source qu’« en raison de la crise politique en Algérie, Volkswagen a pour le moment suspendu la production dans ce pays d’Afrique du Nord. Les livraisons au partenaire officiel du pays, Sovac, ont également été suspendues ». Le groupe ajoute cette décision a été prise suite aux procédures judiciaires menées à l’encontre du président-directeur général de SOVAC, et représentant exclusif du groupe automobile allemand Volkswagen en Algérie, Mourad Oulmi.

Le groupe allemand, qui s’est officiellement installé en Algérie depuis 2017 en partenariat avec le groupe Sovac produit pas moins de 50.000 véhicules par an. Il exploite une usine de montage en Algérie dans une joint-venture. Il emploie des centaines d’ouvriers algériens. Ces derniers, qui risquent de perdre leurs emplois ont lancé plusieurs appels aux autorités.

Ainsi, les affaires de corruptions n’ont pas seulement touché à la trésorerie du pays. Elles mettent en dangers des centaines de postes d’emplois dans la filière de montage automobile qui s’est avéré être une grande arnaque économique.

À lire aussi :  Comment l'Algérie peut capter l'argent de l'informel : la solution du ministre des Finance

Reste à savoir comment le nouveau président va réagir à cette saignée dans le marché du travail et quelles seront les mesures qu’il va prendre pour l’arrêter. Il faut aussi s’interroger sur le degré d’implication des usines mères dans les scandales de corruption et de détournement d’argent même si ces dernières n’ont pas encore été inquiétées.

Lire aussi : ALGÉRIE : FORTES INDEMNITÉS POUR REBRAB ET CEVITAL