Les scandales continuent de secouer la société nationale des hydrocarbures « Sonatrach ». En effet, l’entreprise a signé un contrat avec le géant américain ExxonMobil afin que cette dernière établisse un inventaire de toutes les ressources énergétiques du désert algérien. Cette décision a fait réagir les experts en énergie qui se demandent comment une information aussi stratégique puisse être mise à la disposition de puissances étrangères.

Ainsi, cet avantage accordé à une entreprise étrangère soulève beaucoup de questions surtout en sachant que l’accord a été contracté du temps de l’ancien PDG Abdelmoumen Ould Kaddour. Ce dernier est connu pour son passé judiciaire, notamment dans des affaires impliquant des sociétés américaines. Il est le seul à détenir les secrets de cet accord, selon le journal El Watan.

Cet ancien dirigeant limogé le 23 avril 2019 s’est distingué par ses positions pro-américaines. Lors de la polémique sur l’exploitation du gaz de schiste, il a fièrement affirmé, en réponse à une question, qu’il souhaitait qu’ExxonMobil puisse exploiter le gaz de schiste en Algérie. Ould Kaddour a mis un frein à la politique que son prédécesseur, Amine Mazouzi, voulait mettre en œuvre au sein de l’entreprise. Ce dernier a commencé à propulser l’entreprise vers l’énergie solaire, saine, renouvelable et inépuisable.

La raffinerie vétuste chèrement acquise  

La Sonatrach a acquis la raffinerie Augusta pour plus de 680 millions de dollars. La transaction a été signée avec la compagnie ExxonMobil. Cette affaire juteuse a aussi soulevé beaucoup d’interrogations. Surtout que l’usine en question est considérée comme malpropre, abandonnée par son propriétaire et dont les accords de son achat demeurent toujours obscurs.

Des sources proches de ce dossier affirment que « cette acquisition était destinée à traiter la matière première provenant de notre pays, il s’avère que les équipements de la raffinerie sont plus adaptés au traitement de pétrole brut lourd et non pas léger comme celui de l’Algérie ». Ces sources ajoutent que « cela pousse Sonatrach à aller chercher du brut au Moyen-Orient, notamment en Arabie Saoudite pour le raffiner. Une opération qui va multiplier le coût de production, jugé déjà excessif ».  Par ailleurs pour exploiter la raffinerie, Sonatrach a été obligée de contracter deux prêts bancaires d’une valeur de 250 millions de dollars auprès de l’Arab Petroleum Investment Corporation (APICORP)

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