Les membres de la commission des finances au sein de l’Assemblée populaire nationale APN ont émis plusieurs propositions pour combler le déficit budgétaire qui va être accentué par les nouvelles mesures prises par le gouvernement. Ces derniers proposent notamment le recours au changement de monnaie afin de récupérer les 50 milliards de dollars qui circulent dans le circuit informel.

Ainsi, pour répondre aux nouvelles exigences financières de mesures sociales décidées par Abdelmadjid Tebboune concernant la suppression de l’impôt sur le revenu global IRG pour les classes les plus défavorisées, les députés proposent une batterie de mesures en sachant que l’endettement extérieur et le recours à la planche à billets sont rejetés par le gouvernement

Le changement de monnaie pour récupérer l'argent de l'informel ?

Amar Moussa membre de la commission des finances préconise une solution radicale qui consiste à changer de monnaie afin de récupérer et bancariser les 50 milliards de dollars qui circulent sur le marché informel, le député considère cette solution comme la plus adéquate pour sortir de la crise et couper l’herbe sous les pieds des magnats du marché noir.  Il affirme que le changement de monnaie permettra rapidement au pays d’avoir les ressources nécessaires pour faire face au déficit budgétaire « cette solution courageuse permettra de mettre fin au marché noir en un temps record », indique-t-il.

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La diversification des ressources économique

De son côté Ahmed zaghdar, un autre membre de la commission du budget et des finances à l’APN considère que la suppression de l’impôt sur le revenu comme une décision nécessaire afin de relever le pouvoir d’achat et donner un nouveau souffle à la consommation. Il préconise de diversifier les ressources économiques et encourager l’exportation des produits hors hydrocarbure. Le député donne l’exemple de la pomme de terre abandonnée au lieu qu’elle soit exportée pour schématiser les lacunes de l’économie nationale.

Ahmed Zaghdar appelle le gouvernement à encourager l’investissement et à faire recours aux banques avec lesquelles l’Algérie travaille en partenariat notamment la banque africaine pour le développement, la banque arabe ainsi que la banque islamique.

Reste à savoir si le gouvernement aura le courage politique nécessaire pour mettre en œuvre ce changement de monnaie qui représente une solution radicale. D’autant plus que la tâche sera difficile en sachant quel beaucoup d’Algériens évitent de mettre leurs argents dans les banques à cause de la bureaucratie qui y règne ainsi que le manque de confiance dans ces institutions.

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