Le nombre des sans-papiers algériens résidant en Suisse a encore baissé l’an dernier. Ils sont en nombre de 769, selon les statistiques de corps des gardes-frontières.

Les gardes-frontières suisses ont recensé 769  Algériens vivant de manière illégale sur le territoire helvétique. Ils se classant à la 3e place des nationalités les plus présentes en Suisse clandestinement. Ils étaient 803 en 2018.  

Selon le rapport des gardes-frontières, les Nigérians représentaient de loin la plus grande proportion de séjours illégaux, avec 1994 cas, suivis des Albanais (821), d'Algérie (769), de Gambie (625) et du Maroc (543). 

La plupart des personnes en séjour irrégulier se trouvaient l'année dernière dans la région de Berne, Bâle, Soleure, Argovie, Lucerne, Obwald et Nidwald (3277 personnes). Viennent ensuite le Tessin avec 3 160 personnes, le Valais, Vaud et Fribourg (2 395 personnes).

Les sans-papiers algériens fuient la Suisse

Il faut noter que depuis le printemps 2018, la Suisse a considérablement durci sa politique migratoire, notamment à l’égard des ressortissants africains, dont les Algériens qui représentent leur plus grand contingent de demandeurs d’asile. Ainsi, par peur de l’expulsion vers leur pays d’origine, de nombreux Algériens fuient la Confédération helvétique pour tenter leur chance en France ou en Allemagne.

En Suisse, les sans-papiers algériens rencontrent de plus en plus de difficultés à obtenir une protection, notamment le permis F. Ce document est une forme de protection subsidiaire, qui permet au sans-papiers de travailler en toute légalité. Ce statut, aussi appelé "admission provisoire", est renouvelable tous les ans. Les personnes dont le renouvellement n’est pas assuré, et qui vivent en Suisse depuis des années, se retrouvent ainsi sans papiers et dans une grande précarité.

Lire aussi : Droit d'asile : La Grèce ferme la porte aux Algériens