Les pays européens ont réduit de moitié leurs demandes en gaz algérien. Les clients de l’Algérie ont choisi de diversifier leurs approvisionnements afin d’être moins dépendants du gaz algérien notamment en ce qui concerne le GNL, selon une étude de Interfaxenergy, parue mardi 28 janvier.

Cette étude affirme que « l’Algérie rencontre des problèmes pour renégocier ses contrats de GNL à long terme indexés sur le pétrole. Sept de ces contrats devraient tous expirer d’ici la fin de 2024 ». En effet, selon ladite étude la situation des exportations du gaz algérien va se détériorer. « La forte baisse des exportations de gazoducs algériens vers les acheteurs européens est là pour durer », explique Interfaxenergy.

Ainsi, selon les contrats renégociés par l’Algérie, les clients ont réduit d’une façon drastique leurs demandes. L’Algérie n’a pas réussi à convaincre Naturgy, Eni, Enel, Galp Energia, Edison et Engie de signer des contrats à long terme, lors des négociations qui ont commencé en 2018. Concernant le volume du gaz à exporter, Eni a réduit son volume à 9 milliards de mètres cubes par an, contre 19,5 milliards de mètres cubes par an. Alors qu’Enel et Edison ont réduit de moitié leurs engagements contractuels. Quant aux trois grands contrats de Total, ils viennent à échéance en 2020, sans que les négociations avec le groupe avancent.

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Baisse des exportations et rude concurrence

Le site spécialisé dans les hydrocarbures souligne que les livraisons de gazoducs de l’Algérie à l’Europe ont connu une baisse d’environ 35% en 2019. Il souligne que les exportations vers l’Italie et l’Espagne ont aussi baissé respectivement de  38,5% et 31% durant l’année précédente .

Cette situation ajoute de grandes difficultés à l'économie algérienne dépendante exclusivement de ses exportations en hydrocarbures. Elle met le pays devant une concurrence rude des pays exportateurs de Gaz tel que la Russie qui gagne de plus en plus de parts de marché grâce à sa politique offensive dans ce domaine.

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