La valse des nominations et limogeages continue au sein des entreprises publiques. Après celui de Naftal, le PDG de Sonatrach Kamel-Eddine Chikhi est limogé à son tour, mercredi 5 février, après trois mois à la tête du groupe pétrolier. Il a été remplacé par Toufik Hakkar qui occupait jusque-là le poste de vice-président du groupe.

L’information a été donnée par le télévision publique dans un communiqué laconique. La télévision a indiqué que « le président de la République Abdelmadjid Tebboune a nommé Toufik Hakkar au poste de président-directeur général du groupe Sonatrach, en remplacement de Kamel-Eddine Chikhi ». Le communiqué de la présidence ne donne aucune autre information sur les raisons de ce remplacement.

Toufik Hakkar, le nouveau PDG, occupait jusque-là le poste de vice-président du groupe Sonatrach. Il était à la tête du groupe qui a élaboré le texte de loi sur les hydrocarbures. Une loi qui a soulevé une grande vague de contestation en Algérie.  Il est ainsi désigné 12ème PDG de l’entreprise nationale des hydrocarbures depuis l'arrivée au pouvoir en 1999 du président déchu Abdelaziz Bouteflika. Une nomination qui renseigne sur l’instabilité du groupe et de la stratégie de l’entreprise à l’avenir qui va surtout s’appuyer sur les partenaires étrangers.

Il faut aussi souligner que Kamel-Eddine Chikhi n’a tenu que trois mois à la tête du groupe. Il avait succédé en novembre 2019 à Rachid Hachichi qui est resté sept mois dans la fonction. Ces changements à la tête du groupe le plus puissant en Algérie dans un contexte économique compliqué avec la chute du prix du pétrole révèle l’improvisation qui caractérise les décisions en haut lieu et les enjeux de pouvoir que représente la Sonatrach.

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