La Turquie reste le premier client du gaz naturel liquéfié (GNL) algérien. Entre juillet et septembre 2026, elle a importé 700 000 tonnes de GNL en provenance d’Algérie, soit près de 45 % des volumes exportés sur la période. La France et l’Italie complètent le podium, alors que les exportations algériennes ont enregistré un recul marqué au troisième trimestre, selon les données de l’Unité de recherche sur l’énergie.
La Turquie confirme sa place de principal client du GNL algérien. Au troisième trimestre 2026, ses achats ont atteint 700 000 tonnes, contre 630 000 tonnes durant la même période de 2025, soit une progression de 11 %. Cette hausse intervient dans un contexte de baisse globale des exportations algériennes de gaz liquéfié. La Turquie représente désormais environ 45 % des volumes expédiés par l’Algérie entre juillet et septembre, ce qui confirme l’importance de ce marché pour les débouchés commerciaux de Sonatrach.
La France occupe la deuxième position, avec 390 000 tonnes importées au cours du trimestre. Ses achats ont toutefois reculé de 25 % par rapport aux 520 000 tonnes enregistrées un an auparavant. L’Italie arrive en troisième position, avec 200 000 tonnes. Ses importations de GNL algérien ont diminué de 57 % sur un an, contre 470 000 tonnes au troisième trimestre 2025.
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La Croatie augmente ses achats de gaz algérien
Parmi les autres marchés desservis, la Croatie affiche l’évolution la plus marquante. Les livraisons de GNL algérien vers ce pays ont atteint 130 000 tonnes au troisième trimestre 2026, contre 60 000 tonnes durant la même période de l’année précédente. Cette progression représente une hausse de 117 %.
L’Espagne et le Royaume-Uni ont également reçu des cargaisons algériennes, à hauteur de 60 000 tonnes chacune. Au total, les exportations de GNL de l’Algérie ont desservi sept marchés internationaux durant le trimestre.
Les exportations algériennes reculent de 27 %
Malgré la progression des achats turcs et croates, les exportations algériennes de GNL ont fortement diminué. Elles se sont établies à 1,57 million de tonnes entre juillet et septembre 2026, contre 2,14 millions de tonnes durant la même période de 2025, soit une baisse annuelle de 27 %.
Le recul est également important par rapport au trimestre précédent. Les volumes exportés ont diminué de 35 % par rapport aux 2,41 millions de tonnes du deuxième trimestre 2026.
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Sur les neuf premiers mois de l’année, l’Algérie a exporté 6,02 millions de tonnes de GNL, contre 6,92 millions de tonnes sur la même période en 2025. La baisse atteint ainsi environ 13 %. Le troisième trimestre affiche même le plus faible volume trimestriel enregistré depuis 2013, selon les données historiques de l’Unité de recherche sur l’énergie.
La consommation intérieure pèse sur les volumes exportables
Plusieurs facteurs expliquent cette contraction. Selon l’Unité de recherche sur l’énergie, la baisse des volumes de gaz alimentant les installations de liquéfaction, la hausse estivale de la consommation d’électricité et les travaux de maintenance programmés à Arzew en août ont limité les quantités disponibles pour l’exportation.
En parallèle, les livraisons de gaz naturel par gazoduc vers l’Europe ont atteint en moyenne 78 millions de mètres cubes par jour au troisième trimestre, contre 77 millions un an auparavant. L’évolution des exportations dépend donc à la fois des capacités industrielles, de la disponibilité du gaz et de la demande intérieure. Dans ce contexte, la Turquie conserve sa place de premier acheteur de GNL algérien, malgré la baisse globale des volumes expédiés par l’Algérie.
