L’Algérie et l’Union européenne préparent un nouveau programme de partenariat économique destiné à renforcer les investissements, à faciliter les échanges commerciaux et à accompagner les entreprises algériennes vers les marchés européens.
Baptisé « EU–Algeria for Business », ce dispositif s’étendra sur 60 mois, soit cinq ans. Les premières réunions préparatoires ont débuté le 12 octobre 2026 au siège de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI), à Alger.
Un programme de cinq ans
Ce nouveau partenariat vise à contribuer à la diversification de l’économie algérienne et à améliorer le climat des affaires. L’objectif affiché est de développer des relations économiques plus durables entre les deux parties, tout en renforçant les capacités des entreprises et les possibilités d’investissement.
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L’Union européenne a confié au Centre du commerce international (ITC) une mission d’accompagnement technique pour préparer le programme. Du côté algérien, l’AAPI participe à son élaboration et doit coordonner les contributions des organismes concernés afin que les besoins des investisseurs et des entreprises soient pris en compte. Le dispositif ambitionne notamment d’encourager les investissements européens en Algérie, de développer les partenariats entre entreprises et de faciliter l’accès des produits algériens aux marchés extérieurs.
Trois axes prioritaires pour les entreprises
Les discussions préparatoires s’organisent autour de trois grands axes. Le premier concerne le climat des affaires et la promotion de l’investissement. Il s’agit d’identifier les difficultés rencontrées par les investisseurs, de mieux valoriser les opportunités économiques et d’encourager les partenariats industriels. La production conjointe, la sous-traitance et le transfert de technologie figurent parmi les pistes évoquées.
Le deuxième axe porte sur la facilitation des échanges commerciaux et la numérisation des procédures. Les travaux doivent examiner les moyens de simplifier et de dématérialiser les formalités commerciales et douanières. L’objectif est de réduire les contraintes administratives et les coûts opérationnels supportés par les entreprises, tout en facilitant leur accès aux marchés régionaux et internationaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le troisième axe concerne la qualité des produits et l’accès au marché européen. Il porte sur les exigences de conformité, les dispositifs de certification et l’adaptation aux normes environnementales. Cet accompagnement doit aider les entreprises à mieux comprendre les conditions à remplir pour commercialiser leurs produits sur les marchés européens.
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Les entreprises algériennes au cœur du dispositif
Pour les entreprises algériennes, les enjeux sont concrets : mieux connaître les débouchés à l’exportation, nouer des partenariats industriels, améliorer la conformité des produits et profiter d’un environnement commercial plus accessible.
L’accès au marché européen ne dépend toutefois pas du seul lancement de ce programme. Les entreprises devront continuer à respecter les règles applicables aux produits concernés, notamment en matière de qualité, de sécurité et d’environnement.
Les responsables ayant participé aux réunions préparatoires ont également insisté sur la nécessité de définir des objectifs mesurables et de traduire les orientations annoncées en actions concrètes au profit des investisseurs.
Un programme encore en préparation
À ce stade, « EU–Algeria for Business » est en cours d’élaboration. Les réunions préparatoires doivent permettre de préciser son contenu et ses priorités. Il convient donc de distinguer les objectifs annoncés des mesures qui seront effectivement mises en œuvre.
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Ce partenariat de cinq ans ouvre un nouveau chantier de coopération économique entre Alger et Bruxelles. Son impact dépendra notamment de la concrétisation des actions prévues et de la capacité des entreprises à tirer parti des possibilités d’investissement, de coopération industrielle et d’exportation qui seront développées.
